10:56 - samedi septembre 24, 2016

La Bretagne manque d’’eau !

Lu 626 fois Philippe Boury 0 réaction
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Deux mois de réserves dans les Côtes d’Armor, un peu moins en Ile et Vilaine, le constat à l’entrée de l’hiver est préoccupant.

Les gestionnaires des syndicats d’eau potable de la région estiment que s’il ne pleut pas cet hiver, l’alimentation en eau potable deviendra problématique en Bretagne l’été prochain.

Les préfectures du Finistère, de Côtes d’Armor et d’Ile et Vilaine ont ainsi appelé l’ensemble des usagers à une utilisation économe de l’eau. Les particuliers, les collectivités, mais aussi les artisans, industriels, et agriculteurs devront faire preuve de vigilance et lutter contre tout gaspillage.

C’est le déficit pluviométrique de ces dernières semaines qui a rendu cette mobilisation nécessaire. Le déficit cumulé sur l’année est de 30%, ce qui fait craindre à la Préfecture d’Ile et Vilaine, notamment, que pour certaines retenues, la couverture des besoins d’alimentation en eau potable ne dépasse pas le 20 décembre.

C’est la conséquence d’une sécheresse qui a débuté en février. Et malgré un été pluvieux, le niveau des barrages reste bas, et le débit des cours d’eau assez faible. La température estivale n’a pas permis aux nappes phréatiques de retenir ces précipitations.

La Bretagne attend donc avec impatience des pluies efficaces pour reconstituer les stocks.

Les préfectures invitent donc chaque usager à quelques gestes simples : limiter les arrosages, éviter le lavage des voitures ou des bateaux, s’assurer de la fermeture de ses robinets, surveiller les fuites d’eau sur ses canalisations…

Mais il ne suffira pas de bonnes pratiques pour préserver les réserves d’eau. Il faut aussi surveiller le niveau des retenues d’eau de la Région.

Une douzaine d’étangs privés viennent ainsi d’être réquisitionnés dans le pays de Saint-Malo pour réalimenter deux barrages dont les niveaux sont très bas. Il s’agit du barrage de Beaufort et de celui de Mirloup, situés en amont de Dol de Bretagne. Des lâchers d’eau vont ainsi permettre de sécuriser l’alimentation en eau potable du secteur et prolonger de trois à quatre semaines l’autonomie des retenues d’eau… En attendant que le ciel soit un peu plus généreux d’ici février afin de reconstituer les réserves en vue de l’été.

Autre région, autre problématique… Il s’agit cette fois de pollution.

L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse vient de publier un rapport sur l’état écologique des eaux du bassin. Et le constat n’est guère réjouissant : la moitié des eaux sont en mauvais état écologique en raison de la pollution par les pesticides et de l’aménagement excessif des rivières. Si 51% des cours d’eau du bassin affichent un bon état écologique permettant le maintien de la faune et de la flore, on est encore loin des 66% fixés par le Grenelle de l’Environnement, un objectif à atteindre à l’horizon 2015.

L’Agence note toutefois une réduction significative de la pollution organique d’origine domestique et industrielle. En 20 ans, les rivières sont passées d’une qualité médiocre à bonne qualité grâce à la modernisation des stations dépuration. Les concentrations en ammonium ont été divisées par 10.

En parallèle, l’interdiction des phosphates dans les lessives a divisé par 10, en 20 ans, la concentration en phosphate dans les cours d’eau.

Des progrès qui ont permis une amélioration du peuplement des fonds des rivières en invertébrés.

Pour finir, notez sur vos agendas, si vous habiter en région parisienne… un débat public sur le coût de l’eau…

« L’eau coute cher aux usagers de nos communes », c’est l’antienne lancée par les organisateurs de cette soirée qui se tiendra le vendredi 16 décembre, à 20h30, à l’Espace Saint-Jean de Melun, en Seine et Marne. Une soirée organisée par Europe Ecologie Les Verts de Melun Val de Seine et l’ACME, Association pour le Contrat Mondial de l’Eau.

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Philippe Boury
Au début des années 80, Philippe Boury s’est lancé, comme tant d’autres, dans l’aventure des radios libres. Il a ainsi participé, de la banlieue lyonnaise à la région parisienne, à la vie de radios militantes, ouvertes sur la société, soucieuses d’être le reflet de la vie locale, culturelle, politique et associative. Militant associatif lui-même, il a toujours souhaité mêlé ses engagements à sa passion de la radio. C’est donc tout naturellement qu’il a choisi de rejoindre l’équipe de Fréquence Terre, dont il partage les intérêts : survie de la planète, sensibilisation à l’écologie, information sur le développement durable.

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