12:21 - vendredi septembre 30, 2016

Plus belle la vie pour les poules pondeuses depuis le 1er janvier ?‎

Lu 2095 fois Samuel Pécot 0 réaction
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Une nouvelle réglementation européenne (adoptée en 1999) est entrée en vigueur le 1er janvier de cette année pour améliorer les conditions de vie des poules pondeuses.

D’après le Ministère de l’agriculture, 15% des élevages concernés par la directive, soit 90 poulaillers en batterie n’avaient pas fait les travaux de mise aux normes avant la date butoir.

Cette nouvelle réglementation accorde un peu plus d’espace aux poules pondeuses, 750 centimètres carrés au lieu de 550 avant, et impose un aménagement un peu plus confortable des cages (nid, perchoir, litière, abreuvoir…).

Mais sur le terrain qu’est-ce qui a changé concrètement ?

Fréquence Terre a interrogé dans cette chronique Brigitte Gothière, porte parole de l’association de protection animale L214. Selon elle, les changements ne sont pas à la hauteur du besoin de bien être du volatile, « le perchoir est à seulement 3 cm du sol, on ne peut pas appeler ça un perchoir. Le nid, c’est juste quatre lamelles plastiques où les poules peuvent un peu s’isoler »

Et concernant la surface, Brigitte Gothière enfonce le clou « avant la directive chaque poule disposait dans une cage de la taille d’une feuille A4. Avec la directive elle aurait dû gagner la surface d’une carte postale et en réalité par un jeu de passe passe des industriels c’est finalement de 2 tickets de métro qu’augmente l’espace disponible par poule ! Dans les élevages intensifs, les poules vivent donc toujours dans des espaces très confinés. »

La petite augmentation de l’espace ne change de toute façon pas les conditions sanitaires des poules pondeuses, »l’alternative pour réellement améliorer le bien être des poules pondeuses, passe par l’interdiction totale des batteries et la généralisation de l’élevage en liberté » estime Brigitte Gothière. L’association L214 appelle donc au boycott des œufs n°3 qui proviennent de ces élevages.

Vous ne partagez pas cet avis. Je vous invite à regarder la vidéo réalisée ces dernières semaines par l’association L124 :

Petit rappel :

En France, 46 millions de poules pondeuses sont utilisées pour produire les œufs – la consommation moyenne est de 231 œufs par habitant et par an.

A une écrasante majorité (80 %), les poules pondeuses sont élevées en cages.

Après une année passée à pondre, ce qui représente environ 300 œufs pondus par poule, elles sont tuées dans un abattoir.

3% des poules sont élevées en volière sans accès à l’extérieur, 17% sont élevées en volière avec accès au plein air (3% en bio, 3% en label rouge, 11% en plein air).

Pour vous repérez dans vos achats :

Les règles de marquage et d’étiquetage pour la vente des œufs sont harmonisées au sein de l’Union européenne. Conformément à la directive 2002/4/CE, sur chaque œuf figure obligatoirement le code producteur : ce code donne des informations sur la provenance des œufs. De même sur l’emballage figure la mention du mode d’élevage :

Code 3 : œufs de poules pondeuses élevées en cage

Code 2 : œufs de poules pondeuses élevées au sol sans accès à l’extérieur.

Code 1 : œufs de poules pondeuses élevées en plein air

Code 0 : œufs de poules pondeuses élevées en mode biologique

Les œufs utilisés dans la fabrication de produits alimentaires proviennent le plus souvent de poules élevées en cage (sauf mention contraire sur l’emballage).

Photo de 2007 avant la mise aux normes :

Photo de 2010 après la mise aux normes :


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Samuel Pécot
Chaque semaine dans la chronique TERRE RURALE - TERRE DURABLE, je donne la parole aux acteurs de terrain de l'environnement, qui font de nos territoires ruraux des territoires durables.

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