11:03 - dimanche septembre 25, 2016

Sans voitures, le Mont St Michel respire

Lu 410 fois Jean-Brice Sénégas 0 réaction
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Vous qui comptiez aller faire un tour au Mont st michel, sachez que les choses ont un peu changé en ce qui concerne l’accès à ce merveilleux site patrimonial.

Les voitures ont été chassées… depuis fin avril, les parkings ont été fermés près du célèbre rocher. 15 hectares de béton au pied des remparts qui vont pouvoir être détruits. Le but étant de ne plus laisser les 4000 véhicules stationner tous les jours devant la pyramide des mers, alors que c’était le cas depuis 40 ans.

Désormais, pour y accéder, il faudra laisser son véhicule sur la côte à 3 km du site, et payer 8 euros 50 euros de stationnement.

De là, il faudra marcher et prendre une navette Veolia Transdev. Même les vélos ne peuvent plus emprunter la route, le mont st Michel maintenant c’est soit en navette soit à pied.

A la base de cette démarche, il y a l’objectif donné par l’UNESCO pour rétablir le caractère maritime du rocher, et cela passait par la destruction des parkings qui l’entouraient.

C’est la phase 2 dite du « désensablement du mont st Michel », la 1ère phase étant le barrage qui a été créé en 2009.

La dernière phase sera consacrée à la destruction de la route qui mène à la « Jérusalem céleste », mais cela n’interviendra qu’en 2014. A ce moment-là, un pont aura été construit pour en garantir l’accès.

Les polémiques sont nombreuses dans notre beau pays qui en a fait un sport national : déjà le lancement des navettes, qui a pris 6 mois de retard. Puis le retard aussi dans la mise en place des maringottes, ou navettes hippomobiles, ces voitures tractées par des chevaux de traits, des cobs normands ou des percherons. Là le prestataire Veolia Transdev a invoqué des problèmes de soudure dans ce mode de transport un peu folklorique.

Mais il y aussi la bataille sur la capacité des navettes motorisées réversibles, qui ne peuvent finalement transporter que 66 personnes par trajet, et non plus 95. Et en plus pour l’instant elles sont trop larges et ne peuvent donc pas doubler les navettes tirées par les chevaux : on sent que ça va se chamailler à coup de poissons pas frais comme dans Astérix ! Alors du côté des commerçants et des associations de défense du mont et de la région Basse Normandie, on se plaint de la sous capacité d’accueil; il y a aussi l’augmentation de la marche à pied pour rejoindre le départ des navettes depuis les parkings, 900mètres, et de l’arrivée de la navettes jusqu’au début de la visite du Mont, 400 mètres ; les conditions d’accès ne seraient pas pratiques et insuffisantes en haute saison, à cause de files d’attente trop longues. Elles pourraient même dissuader les gens de venir. Car les marcheurs représenteraient seulement 15 pour cent de la clientèle selon les calculs du syndicat mixte de la baie du Mont st michel.

Rappelons quand même que les habitants, les salariés du mont et les personnes à mobilité réduite pourront utiliser un minibus depuis les parkings.

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Jean-Brice Sénégas
Responsable du secteur mobilité de Fréquence Terre

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