1:43 - samedi décembre 10, 2016

les espèces invasives menacent le Parc naturel de Brière

Lu 822 fois Samuel Pécot 0 réaction

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Les espèces invasives exotiques : péril pour les milieux naturels ?

Nous évoquions la semaine le danger que font peser sur la biodiversité les invasions biologiques, exemple concret cette semaine avec Jean-Patrice DAMIEN, Chargé de mission environnement au Parc naturel de Brière qui constate au quotidien les conséquences sur le marais.

Le parc doit faire face à l’invasion d’une vingtaine d’espèces  La perche soleil (Introduite vers 1900), Le poisson chat (Introduit vers 1929), L’écrevisse de Louisiane (Identifiée en 1987), Le rat musqué (Arrivé entre 1960 et 1965), Le ragondin  (Introduit entre 1975 et 1980), L’Ibis sacré du Nil (première reproduction en milieu naturel observée en Brière en 2000), Le baccharis (Présent au début du 20° siècle au Croisic, identifié avant 2000 en Brière), Le myriophylle du Brésil (Arrivé entre 1990 et 2000), Le lagarosiphon (Arrivé avant 1995), le frelon asiatique qui arrive, etc…

Les espaces naturels préservés sont riches des équilibres biologiques qui s’instaurent lentement et durablement. Les communautés végétales comme animales y sont adaptées et souvent très diversifiées. L’arrivée d’une nouvelle espèce peut être considérée comme un enrichissement de la biodiversité locale mais aussi comme une catastrophe écologique.

Comment le parc lutte contre les espèces envahissantes ?

Le Parc n’intervient pas directement dans la régularisation des espèces exotiques envahissantes. Sa contribution sur cette problématique porte sur d’autres axes. Annuellement il surveille l’arrivée de nouvelles espèces et répertorie sur l’ensemble des marais la Jussie et les autres plantes aquatiques envahissantes. Acteur de réseaux, il informe les gestionnaires des colonisations et les conseille sur la mise en œuvre des opérations de gestion, grâces aux expériences recueillis sur d’autres territoires. Le Parc épaule également les gestionnaires, dans la réalisation de dossiers, dans la recherche de financement, ou le prêt de matériel. Il s’investit aussi, avec l’appui  de chercheurs,  dans le développement et le transfert de nouveaux moyens d’intervention et contribue à l’amélioration de la connaissance  des phénomènes d’invasion et de leur gestion. Enfin, le Parc travaille à la sensibilisation sur cette problématique, par l’accueil des classes du territoire au centre d’éducation à l’environnement de Kerhinet, la rédaction d’articles, la tenue de conférences… et en répondant directement aux demandes des particuliers.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Samuel Pécot
Chaque semaine dans la chronique TERRE RURALE - TERRE DURABLE, je donne la parole aux acteurs de terrain de l'environnement, qui font de nos territoires ruraux des territoires durables.

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