7:05 - dimanche décembre 4, 2016

Journal de l’environnement: surpêche, JO d’hiver et tortues pas mélomanes

Lu 538 fois Grégory Lesca 0 réaction
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« Nos océans se vident » c’est le constat un poil alarmiste que l’on peut lire dans Terra Eco. Ce mois-ci, le magazine consacre un dossier à la pêche, la surpêche et les moyens d’y remédier. Un chiffre résume la situation: « En 1968, la morue canadienne -le cabillaud- représentait encore 800.000 tonnes par an. Elle a aujourd’hui disparu. » La faute à la surpêche menée par de véritables usines flottantes et aux quotas toujours trop élevés. Mais la disparition des poissons de nos mers n’est pas irréversible. Et Terra Eco donne l’exemple de ces pêcheurs de bulots à Granville qui se sont imposés des restrictions pour ménager leur matière première… diminution des volumes d’abord, non renouvellement de certaines licences puis arrêt de la pêche pendant la période de reproduction.

Il y a aussi ces pêcheurs qui écoulent une partie de leur production via les circuits courts dans la région nantaise. « Chaque client reçoit une fois par mois une glacière de 3kg pour 33 euros« , raconte Terra Eco. « Sans intermédiaire, les pêcheurs vendent leur prise près de 2 euros de plus par kilo que le prix en criée. » Un bonus ensuite reversé à l’équipage.

Alors une pêche soutenable est-elle réaliste d’ici 2015. « Oui » selon Didier Gascuel, directeur du pôle halieutique d’Agrocampus ouest. Mais il faut associer les pêcheurs à cette réflexion. les conséquences économiques sont importantes. « Les pêcheurs doivent accepter que les quotas n’augmentent pas même si le stock remonte. » Les consommateurs aussi ont leur rôle à jouer mais faut-il encore que leurs choix se traduisent au niveau politique.

Les jeux olympiques d’hiver de Sotchi n’auront lieu que dans un an mais déjà ils sont sûr de remporter une médaille. Celle des jeux les plus chers avec déjà 36 milliards d’euros de dépenses, soit 4 fois le budget initial, et certainement les plus désastreux sur le plan environnemental. C’est Radio Canada qui raconte comment les autorités ont décidé de construire une route ex nihilo sur la rivière Zingta, faute de place. Les conséquences pour le saumon de la mer noire qui s’y reproduisait sont irréversibles.

Autre impact environnemental, c’est France 2 qui l’évoque: la disparition pure et simple de marais naturels uniques recouverts de béton. Dans ce reportage, on découvre aussi le tremplin qui accueillera les épreuves de saut à ski. Le seul problème c’est le manque de neige. A 600 m d’altitude, l’enneigement n’est pas garanti.

Sans parler des inconvénients au quotidien pour les habitants confrontés aux embouteillages monstres et à la transformation durable de leur région… tout ça pour deux semaines de compétition.

Une ambiance intime, de la musique romantique interprétée par le célèbre pianiste Richard Clayderman… tous les ingrédients étaient réunis pour permettre à Dick d’emballer Priscilla, Polly et Dolores. Mais ces tortues des Gallapagos du zoo de Londres puisque c’est d’elle dont il s’agit, ont été insensibles au charme de la musique. C’est l’un des blogs du Monde.fr qui le révèle. Le pianiste sensible à la cause animale a tout tenté pour encourager ces reptiles en voie de disparition à se reproduire, mais son talent n’a pas été reconnu, les tortues ont semble-t-il davantage apprécié les carottes servies par leurs gardiens.

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Grégory Lesca
Journaliste amateur d'actualité d'environnement et de voyages, j'ai mis ces trois passions au service de Fréquence Terre.

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