1:42 - samedi décembre 10, 2016

La phytoépuration : les plantes comme système d’assainissement !

Lu 1016 fois Samuel Pécot 0 réaction

Alain L’HOSTIS, co-gérant du réseau d’installateurs AQUATIRIS est interrogé dans cette chronique. Il y explique le système de phytoépuration (assainissement par les plantes), dans voici le principe :

Schéma d’une installation :

LE PRE-TRAITEMENT

Le prétraitement consiste à séparer les matières solides des matières liquides.

On supprime la fosse au profit d’un filtre planté à écoulement vertical de roseaux. Les matières sont retenues en surface du filtre, tandis que les eaux percolent verticalement au travers du filtre. Ce type de filtre effectue le traitement primaire avec la filtration, et le traitement secondaire avec cultures de micro-organismes fixés sur les granulats.

Il n’y a pas de production de boue mais un compost se forme en surface car la dégradation des matières organiques se déroule en présence d’oxygène. Le compost doit être retiré environ tous les 10 ans, utilisable au jardin d’ornement. Il n’y a pas d’odeur.

LE TRAITEMENT :

Le traitement s’effectue au sein des filtres dans lesquels des plantes sont installées.

Dans ce dernier, les eaux y circulent horizontalement. Une dégradation lente effectue la finition du traitement des matières organiques en solution. Il se vide par trop plein, et est donc toujours rempli d’eau sans que celle-ci ne soit en surface (pas de danger d’y tomber). De nombreuses variétés y sont plantées : massettes, iris des marais, salicaires, rubaniers, scirpes, menthes aquatiques, plantains d’eau … Elles absorbent pour leur métabolisme une partie des nitrates et des phosphates.



Processus de phytoépuration :


—————–

Pour Alain L’HOSTIS voici les principaux avantages de la phytoépuration :

1) esthétique et pratique :

le système s’intègre parfaitement dans un jardin (on profite de la beauté des iris, roseaux..), sur tout type de terrain et sur une surface limitée (2 m² par bassin et par personne vivant dans la foyer). De plus, il n’ y a pas d’odeur – pas de moustiques et pas de dangerosité.

2) Économique

L’installation coûte plus ou moins le même prix que l’installation d’une fosse septique (de 6 à 9 000 euros selon le nombre de personnes vivant dans l’habitation), avec une durée de vie plus longue, sans avoir à vidanger la fosse tous les 5 ans.

3) écologique

L’écobilan de ce type de système est excellent. Le rôle des plantes est avant-tout mécanique : associées aux vers et autres petits animaux, elles assurent une action anti-colmatante du substrat. Les plantes n’assurent pas directement le processus d’épuration, c’est toujours le résultat d’une activité bactérienne, quel que soit le dispositif d’assainissement. Le rôle des plantes est d’améliorer le substrat grâce à la rhizosphère (ensemble des tiges souterraines et des racines). Grâce à ces processus efficace, les rejets en fin de filière sont incolores et inodores. Ils sont valorisables et peuvent être utilisés en ferti-irrigation pour les jardins d’ornement.


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Samuel Pécot
Chaque semaine dans la chronique TERRE RURALE - TERRE DURABLE, je donne la parole aux acteurs de terrain de l'environnement, qui font de nos territoires ruraux des territoires durables.

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