12:22 - vendredi septembre 30, 2016

Du requin dans nos crèmes de beauté ! L’appel de BLOOM au secteur cosmétique

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Paris, le 6 avril 2015

 

La Belle et la Bête : du requin dans nos crèmes de beauté !

L’appel de BLOOM au secteur cosmétique

 

Il y a quelques jours, l’association BLOOM a publié les résultats des tests réalisés sur 72 crèmes hydratantes comportant la mention « squalane » sur leur étiquette. Cette mention ne précisait pas si cette substance hydratante couramment utilisée en cosmétique était d’origine animale (huile de foie de requin) ou végétale (olive ou canne à sucre). Les résultats sont formels pour 62 de ces crèmes : une sur cinq contient du squalane de requin !

 

« En 2012, notre étude sur le marché mondial de l’huile de foie de requin a montré que l’industrie cosmétique était responsable de 90% de l’utilisation de squalane de requin. Or des substituts végétaux existent, explique Claire Nouvian, fondatrice de BLOOM. Les marques sont donc en position de mettre fin à une tragédie environnementale inutile, sacrifiant plus de trois millions de requins profonds chaque année. »

 

De fait, moins de 10% des crèmes occidentales testées comportent du squalane de requin. Une évolution positive du marché que salue Laure Ducos, principale auteure de l’étude chez BLOOM : « Nos résultats indiquent une tendance satisfaisante du marché cosmétique occidental. En revanche, la moitié des crèmes asiatiques que nous avons testées présentent encore du squalane de requin. »[1]

 

En Europe, sur les 32 crèmes testées les trois principales marques qui contiennent du squalane de requin sont IOMA, Méthode Swiss beauty care et Topicrem. Depuis la publication de ces tests cependant, Topicrem a informé BLOOM que la crème testée, achetée en 2014, avait été produite en 2012. Depuis, la société a cessé d’utiliser du squalane dans la formulation.

 

En ce qui concerne IOMA, la marque affirme n’avoir jamais utilisé que du squalane certifié d’origine végétale. Les tests réalisés par l’Institut des Sciences Analytiques (ISA) affilié au CNRS ont pourtant montré que la crème IOMA testée contenait du squalane composé à 30% de squalane de requin. « Les résultats sont formels, rappelle Laure Ducos, mais il arrive que certains fournisseurs coupent le squalane végétal avec du squalane de requin et le présentent comme du squalane végétal pur. C’est ce qui est arrivé en 2011 à L’Oréal.[2] »

 

Patrick Jame, directeur adjoint du groupe de recherche de l’ISA ajoute : « Nous avons mis au point en 2010 une méthodologie fiable et facile à mettre en place permettant de tester l’origine du squalane.[3] Les entreprises peuvent ainsi tester les lots de matière première qu’elles reçoivent et ce à moindre coût.« 

 

Devant l’urgence de la situation dégradée des populations de requins dans le monde, la réglementation internationale évolue trop lentement. BLOOM appelle les entreprises cosmétiques à devancer la législation et à montrer la voie de leur responsabilité environnementale en prenant l’engagement public de ne plus utiliser de squalane de requin, de tester le squalane végétal qu’elles achètent et d’adopter un étiquetage précisant l’origine du squalane.

***

Contacts Média:

Sophie FREDERIC, Terre Majeure, +33 (0)6 20 34 12 16 – sophie@terremajeure.com

Laure DUCOS, BLOOM, +33 (0)6 13 24 45 50 – laureducos@bloomassociation.org

Retrouvez l’étude complète de BLOOM en cliquant ICI

 

 

LES RECOMMANDATIONS DE BLOOM SUR LES MESURES À PRENDRE POUR ACCOMPAGNER L’ENGAGEMENT DES MARQUES

< ![if !supportLists]>·         < ![endif]>L’affichage et l’étiquetage de l’origine du squalane utilisé dans les produits doivent être rendus obligatoires

< ![if !supportLists]>·         < ![endif]>Créer les catégories ‘squalane d’olives’/’squalane de canne à sucre’ et ‘squalane de requin’ au sein des douanes (à l’heure actuelle le squalane de requin entre dans la catégorie trompeuse d »huile de poisson’)

< ![if !supportLists]>·         < ![endif]>Interdire la production et l’utilisation de squalane de requin au niveau européen. Cette interdiction pourrait ensuite être étendue au niveau mondial par l’Organisation Mondiale du Commerce

 

 

POINT CONSOMMATEUR

< ![if !supportLists]>·         < ![endif]>Il n’existe pas de règle générale quant à la stratégie de communication des entreprises sur l’utilisation de squalane végétal ou animal. Certaines vont jusqu’à faire éco-certifier une partie de leurs ingrédients mais utilisent en même temps du squalane de requin ; d’autres n’affichent aucun signe de démarche environnementale responsable et n’utilisent pourtant que du squalane d’olive. Difficile pour le consommateur de s’y retrouver ! Il est donc essentiel que les marques affichent l’origine du squalane qu’elles utilisent sur l’emballage et l’étiquetage de leurs produits

< ![if !supportLists]>·         < ![endif]>Les marques les plus chères (au-delà de 110 €/50 ml) testées par BLOOM ne contiennent pas de squalane animal et les marques les moins chères utilisent du squalane animal et/ou végétal : aucun lien ne peut être fait entre le coût des marques « bon marché » et la présence ou non de squalane animal

***

A PROPOS DE L’ASSOCIATION BLOOM

BLOOM est une association à but non lucratif fondée en 2005 qui œuvre pour la conservation marine et la préservation des équilibres socio-économiques des pêches. Sa démarche s’articule autour d’actions de sensibilisation et de médiation scientifique des problématiques environnementales, de la production d’études indépendantes, ainsi que la participation à des consultations publiques et des processus institutionnels. Nos actions s’adressent au grand public ainsi qu’aux décideurs politiques et aux acteurs économiques. Pour plus d’informations : www.bloomassociation.org.



[1] 8 crèmes sur 15 de 7 marques distinctes : BRTC, Cyber colors, Dr. Ci: Labo, Haba, Just Beyond – Organature, Menard et Missha.

[2] R. Chabrol, 2012. Le prix hideux de la beauté : une enquête sur le marché de l’huile de foie de requins profonds. BLOOM Association, Paris, France. 35 p.

[3] S. Guibert, M. Batteau, P. Jame, T. Kuhn, 2013. Detection of Squalene and Squalane Origin with Flash Elemental Analyzer and Delta V Isotope Ratio Mass Spectrometer. Application note 30276, Thermo Fisher Scientific Inc.

 

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