3:29 - samedi décembre 3, 2016

Pourquoi faut-il se méfier des pilules troisième génération ?

Lu 901 fois Marie Fin 0 réaction
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Pourquoi faut-il se méfier des pilules contraceptives troisième génération ?

La pilule est le moyen de contraception préféré des Françaises. Elle concerne 7 millions de femmes dans l’hexagone. Depuis les premières version dans les années 70, elle a beaucoup évolué. Entre la première et la seconde génération, les doses d’hormones ont fortement diminué, tout en étant aussi efficace.

Les pilules troisième génération sont censées ne pas provoquer les effets indésirables de leurs ancêtres : prise de poids, jambes lourdes, tensions mammaires… bien qu’aucune étude ne l’ait prouvé. Ce serait là leur seul avantage.

Côté inconvénient, elles en présentent un de taille, que de nouvelles études Danoises viennent de confirmer : elle doublerait le risque de thrombose veineuse comparé aux pilules de deuxième génération. Certes, les risques sont faibles, et l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, l’Afssaps reconnaît qu’ils concernent en France entre 600 et 1200 cas par an. Sur ce chiffre, seulement un à 2% mène au décès, soit entre 20 et 40 décès par an d’après Bernard Delorme, responsable de l’information du public de l’Afssaps.* D’autres voix considèrent ce chiffre sous estimé, le lien entre décès et pilule n’étant pas toujours fait.

Pour éviter ces problèmes, il est important de bien connaître ses antécédents familiaux en matière de troubles sanguins, et de faire des examens au moindre doute, avant de commencer un contraceptif oral. Questionner ses parents sur les éventuels embolies, phlébites ou thromboses est un acte préventif que les médecins n’estiment pas toujours indispensable, loin s’en faut. C’est donc à chacune de bien s’informer, de prendre un temps de réflexion et d’analyse et de bien communiquer avec son médecin traitant.

En effet, la pilule troisième génération est encore considérée comme meilleure par le corps médical. Comment l’expliquer ? Selon Sophie Eyraud, présidente de l’Association nationale des centres d’interruption de grossesse et de contraception : « à force de marketing, les laboratoires ont réussi à imposer les pilules troisième génération dans la pratique des médecins alors qu’elles étaient plus chères et moins remboursées. » Encore une affaire de sous ? Quoi qu’il en soit, il semble que les choses vont évoluer progressivement, puisque le syndicat national des gynécologues obstétriciens de France conseille aujourd’hui de revenir aux pilules de seconde génération en première intention.

Une autre gynécologue, Bérengère Arnal conseille aux femmes de manière générale d’éviter de prendre la pilule plus de dix ans dans leur vie, qu’il s’agisse d’une seconde ou troisième génération. Mais aussi, elle mentionne une toute dernière pilule oestroprogestative Qlaira, contenant un œstrogène dit naturel**. L’avenir nous dira si elle est une avancée pour la santé des femmes.

Sources :

– * Magazine ELLE du 25 novembre 2011,

– ** Cancer du sein, prévention et accompagnement par les médecines complémentaires, de Bérengère Arnal et Martine Laganier aux Editions Eyrolles.

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Marie Fin
Je suis une grande voyageuse toujours à l'affût de découvertes, avec une préférence pour l'Orient : Inde en particulier, Asie en général. Ma formation en philosophie m'invite à me poser des questions sur notre façon de vivre, et à trouver des réponses pour l'améliorer. Passionnée de nature, d'environnement, de diététique, je cherche à allier cette nature et cette quête de bien-être pour tous nos auditeurs. Vos suggestions sont les bienvenues !

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