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Fukushima : grosse frayeur au Japon après un nouveau tremblement de terre

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« Toutes les alertes au tsunami ont été levées », affichait en ce matin du mardi 22 novembre 2016 le site de l’agence météorologique du Japon. Mais quelques heures plus tôt, la situation était bien moins rassurante. A 5h59 du matin heure locale (21h59 heure française), un tremblement de terre d’une magnitude de 7,4 s’est produit au large de Fukushima, à environ 30 kilomètre des côtes. Une alerte fut aussitôt émise pour les préfectures de Fukushima et de Miyagi, avec demande d’évacuation des zones littorales. Les autorités craignaient en effet que déferlent des vagues de plus de trois mètres, et que survienne une nouvelle catastrophe nucléaire comme celle survenue en 2011, dont le pays ne s’est toujours pas remis.

Largest tsunami height measured has been updated to 1.4 m at Sendai https://t.co/WzHreGWjDQ pic.twitter.com/MniVhoZzUD

— Jascha Polet (@CPPGeophysics) November 21, 2016

Plus de peur que de mal heureusement : les vagues qui sont venues frapper les côtes ont été relativement peu importantes. Les autorités ont ainsi relevé des vagues d’une hauteur de 1,4 mètre dans le port de Sendai deux heures après le séisme. Ailleurs, l’élévation du niveau de la mer n’a été que de 30 à 90 centimètres.

Toutefois, sur la centrale dévastée de Fukushima, un système de refroidissement de la piscine du réacteur numéro 3 a cessé de fonctionner 11 minutes après le tremblement de terre, a déclaré la compagnie exploitante Tepco. Il n’a été remis en marche qu’à 7h47 heure locale, ce qui représente environ 90 minutes d’interruption. Le dernier message publié sur les réseaux sociaux par l’entreprise se veut toutefois apaisant : « Aucune anomalie, pas de changement du taux de radiation et aucun blessé à signaler après le tremblement de terre sur la centrale » a posté le compte officiel de l’entreprise.

#Fukushima Daiichi and Daini Units – no abnormalities found, no radiation level changes detected, no injuries reported after the earthquake

— TEPCO (@TEPCO_English) 22 novembre 2016

Le 11 mars 2011, un tremblement de terre d’une magnitude de 9 s’était produit au large du Japon et avait entraîné un tsunami dévastateur qui avait rapidement frappé les côtes. Le tremblement de terre et le tsunami avaient endommagé une partie des installations de la centrale nucléaire de Fukushima, et provoqué l’arrêt du système de refroidissement ainsi que la fusion du cœur de plusieurs réacteurs, ce qui avait provoqué la destruction des enceintes de confinement entourant les réacteurs, puis des fuites radioactives. L’accident avait été classé 7 sur l’échelle INES (International Nuclear Event Scale), c’est-à-dire au même niveau que l’accident qui s’était produit sur le réacteur 4 de la centrale de Tchernobyl, en 1986. Les émissions radioactives avaient alors dépassé à Fukushima les six millions de terabecquerels, selon l’Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire (IRSN), soit environ la moitié des rejets de Tchernobyl.

Lire l’article complet : Sciences et Avenir

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