10:44 - mardi décembre 6, 2016

FRANCE. Un cas de grippe aviaire confirmé chez un canard sauvage

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H5N8. Un cas de grippe aviaire a été détecté samedi 26 novembre 2016 dans le Pas-de-Calais sur un canard sauvage, ce qui ne devrait pas empêcher la France de recommencer à exporter ses poulets et son foie gras, selon les autorités sanitaires. La France a en effet perdu le statut de zone indemne de grippe aviaire à la suite d’une épizootie (maladie qui concerne une ou plusieurs espèces animales) fin 2015 et espérait le récupérer en fin de semaine… Ce premier cas de grippe aviaire « hautement pathogène » H5N8 en France a été confirmé parmi 20 canards dans la commune de Marck, entre Calais et Dunkerque, a annoncé le ministère de l’Agriculture. Les canards en question étaient « utilisés comme appelants pour la chasse au gibier d’eau », c’est-à-dire qu’il s’agissait d’animaux vivant en liberté, dont se servent des chasseurs pour attirer des animaux migrateurs de même espèce, et ils ne faisaient pas partie d’un élevage d’oiseaux domestiques à vocation commerciale

Le fait de trouver un cas sur un canard vivant en liberté plutôt que dans un élevage « est moins inquiétant du point de vue des conséquences car ce qu’on cherche à protéger ce sont les élevages », a déclaré à l’AFP Loïc Evain, directeur général adjoint de la Direction générale de l’alimentation (DGAL). « D’ailleurs en ce qui concerne les normes internationales en matière de commerce, on fait bien le distinguo entre les cas sur des animaux sauvages et ceux qui interviennent dans des élevages de production. Dans le premier cas cela n’a pas d’impact sur le commerce international », a-t-il expliqué. Pour lui, la France « garde encore la perspective de récupérer le 3 décembre le statut de zone indemne vis-à-vis de la grippe aviaire ». L’ensemble de la filière attend en effet avec impatience le feu vert de l’Office international des épizooties (OIE), indispensable pour les exportations hors-Union Européenne de poulets de chair et de foie gras.

Pas de signe de transmissibilité à l’homme

« De nouvelles analyses faites par l’Anses », l’agence de sécurité sanitaire de l’alimentation qui a séquencé des souches du virus H5N8, « ont montré qu’il n’y avait pas de signe de transmissibilité à l’homme », a ajouté M. Evain. L’alerte est toutefois prise très au sérieux par les services sanitaires. La Direction départementale de la protection des populations a ainsi procédé à l’abattage de l’ensemble des appelants du site et également des appelants d’un autre site se trouvant à 4km de Boulogne, qui avaient été en contact. Deux secteurs de surveillance renforcée dans les communes aux alentours ont été mis en place : dans ces zones, des visites systématiques de vétérinaires vérifient l’application stricte des mesures de confinement et de biosécurité, comme la pose de filets de protection, des quelques dizaines d’élevages présents. Ces mesures avaient été renforcées dans les zones humides par un arrêté ministériel du 16 novembre, suite aux nombreux cas détectés en Europe tant au sein des populations d’oiseaux sauvages que d’élevage. « La période de migration de certaines espèces joue certainement un rôle majeur dans la diffusion de ce virus », selon le ministère.

Cette nouvelle alerte intervient un peu plus de deux mois après la fin du confinement des oies et des canards mis en place dans 18 départements du Sud-Ouest à la suite d’une épidémie de grippe aviaire déclenchée par la mutation d’un virus qui circulait jusque-là à bas bruit (porteurs sains) dans les élevages. Cette épidémie avait durement touché les professionnels du foie gras en causant une perte de 25% de la production et une hausse structurelle des coûts de production liée aux nouvelles mesures de biosécurité appliquées dans les élevages. L’interprofession (Cifog) avait chiffré à 270 millions d’euros le préjudice pour la filière, dont 130 millions pour l’amont et 140 pour l’aval, auxquels s’ajoutaient les investissements dans les nouveaux bâtiments pour 220 millions d’euros, ce qui représente un coût global de près de 500 millions.

(HJ avec AFP)

Lire l’article complet : Sciences et Avenir

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