8:01 - samedi décembre 10, 2016

Quand l’organe reproducteur de ce mâle s’allonge, le cerveau de la femelle grossit

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GUERRE DES SEXES. Chez certaines espèces animales, les relations entre mâles et femelles sont particulièrement conflictuelles. C’est le cas notamment des gambusies de l’Est (Gambusia holbrooki). Chez ces poissons, il n’est pas question pour les mâles de faire la cour : la plupart des copulations sont forcées. Dans une publication parue le 23 novembre 2016 dans la revue Proceedings of the Royal Society B, des chercheurs affirment avoir découvert que ces contraintes avaient un effet sur le développement des capacités cognitives des femelles. Dans cette étude, les chercheurs ont procédé à une sélection artificielle sur la taille du gonopode (organe reproducteur mâle chez certains poissons) de ces animaux. Après neuf générations, les scientifiques ont découvert que le cerveau des femelles a grossi de 6,5 % en réponse à un allongement de la taille du gonopode. Cette étude suggère donc qu’il y a une corrélation positive entre la croissance de ces deux organes.

Long gonopode contre grand cerveau

Les mâles gambusies ont une technique particulièrement sournoise pour se reproduire : ils se cachent en attendant de pouvoir attraper une femelle pour ensuite la féconder de force. Ils peuvent tenter jusqu’à 1000 copulations forcées par jour ! Chez cette espèce, un long gonopode permet d’améliorer le succès reproducteur car il rend l’insémination plus efficace. Autrement dit, plus l’organe reproducteur mâle est long, plus la femelle peut devenir gestante involontairement. Le développement du cerveau des femelles seraient donc une adaptation pour contrer ce type de déconvenues. En effet, l’augmentation de la taille de l’encéphale s’accompagne également d’une hausse des capacités cognitives. Grâce à cela, génération après génération, les femelles deviendraient plus efficaces dans la détection des mâles et pourraient fuir plus facilement (des adaptations homologues à celles d’une proie qui évolue pour échapper à son prédateur). En évitant l’attitude coercitive des mâles, les femelles gardent ainsi le contrôle sur le choix du partenaire et le moment de la copulation.

Lire l’article complet : Sciences et Avenir

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