5:45 - dimanche juin 25, 2017

L’Europe veut accélérer la transition vers la seconde génération des biocarburants

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Dans le cadre des nombreuses proposition de production d’énergie renouvelable et d’économies d’énergie à l’horizon 2030 (le “paquet d’hiver” gros d’un millier de pages) proposé mercredi 30 novembre 2016, la commission européenne a suggéré de réduire de manière draconienne la part des biocarburants de première génération dans les carburants des transports entre 2021 et 2030. Ils tomberaient ainsi à 3,8% alors que l’objectif est à 7% pour 2020. Concrètement, il s’agit de réduire l’ajout de bioéthanol issu de céréales ou de betteraves dans l’essence vendue en Europe, et du biodiesel produit à partir d’oléagineux, comme le colza ou le tournesol dans le gazole. A l’inverse, la Commission table sur des objectifs croissants d’incorporation de biocarburants dits avancés, fabriqués à base de déchets agricoles et forestiers ou de microalgues, pour atteindre 3,6% en 2030. Alors qu’actuellement “le pétrole compte pour 94% de l’énergie utilisée pour faire marcher voitures, camions, bateaux et avions en Europe, ces nouvelles mesures vont doper l’utilisation de biocarburants avancés“, a plaidé le Commissaire européen Miguel Arias Cañete, lors d’une conférence de presse.

“Ces carburants sont la seule alternative réelle sur le long terme aux carburants fossiles”

Cette proposition a suscité un tollé chez certains cultivateurs européens. “C’est un coup de poignard dans le dos”, s’insurge Eric Lainé, planteur de betteraves et patron des betteraviers français. Alors que les betteraviers font partie des seuls agriculteurs français dont les perspectives demeuraient encore un peu prometteuses, avec notamment la fin des quotas de sucre en octobre 2017, cette proposition tombe comme une douche froide. Une telle mesure est “inadmissible“, dit Dietrich Klein, du Copa-Cogeca, qui rassemble les syndicats et les coopératives agricoles européens. “Ces carburants sont la seule alternative réelle sur le long terme aux carburants fossiles, lesquels sont moins respectueux de l’environnement que les biocarburants conventionnels. Sans eux, l’UE ne parviendra pas à réaliser ses objectifs en matière de climat et d’énergie“, estime-t-il dans un communiqué. Ces derniers demandent donc le maintien à au moins 7% des biocarburants conventionnels jusqu’en 2030.

Une thèse contraire à celle de nombreuses ONG: longtemps considérés comme l’alternative idéale aux carburants fossiles, les agrocarburants sont depuis plusieurs années épinglés en raison de leur impact négatif sur la production alimentaire, la déforestation et, à terme, le climat. Marc-Olivier Herman, de l’ONG Oxfam, qui aurait souhaité que la Commission soit encore plus radicale en éliminant tous les agrocarburants de première génération, a même estimé qu’elle avait “cédé à la pression du puissant lobby des biocarburants“. Selon Oxfam, le fait d’utiliser des terres arables à des fins énergétiques diminue les surfaces disponibles pour la production d’aliments. Cela contribue donc à l’augmentation des prix et aggrave le problème de la faim dans le monde.

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