3:50 - mardi juin 27, 2017

À Tokyo, la politique anti-diesel rend la santé aux habitants

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L’agglomération parisienne est touchée par l’un des plus importants épisodes de pollution aux particules fines PM10. Ces particules qui se caractérisent par un diamètre inférieur à 10 microns (un cheveu fait en moyenne 60 microns) pénètrent profondément dans les poumons et peuvent déclencher des réactions inflammatoires favorisant la survenue de nombreuses maladies. Pulmonaires bien sûr (asthme, BPCO, bronchites, cancer des voies respiratoires…) mais aussi cardiovasculaires. En France, on estime que 48.000 décès prématurés sont dus à la pollution au particules fines selon une étude de Santé publique France publiée en juin 2016. Suffisant pour comprendre que la pollution de l’air est devenue un problème majeur de santé publique. Car en réduisant le niveau de pollution aux particules fines, on réduirait du même coup les problèmes de santé liés. A ce titre, l’exemple de la ville de Tokyo est très révélateur. Confronté à un problème récurrent de pollution de l’air, la capitale du Japon a engagé au début des années 2000 une politique très restrictive face au diesel. Entre mise aux normes, campagnes d’information et contrôles drastiques, la mégalopole a vu son taux de particules fines baisser de 50% entre 2001 et 2011.

Sans diesel, les Tokyoïtes meurent moins

Et cela a eu un véritable impact sur la santé des Tokyoïtes. Des épidémiologistes japonais de l’université d’Okayama se sont attachés à évaluer l’impact sur la santé de cette politique anti-diesel. Leur étude parue en 2016 dans la revue Epidemiology met en lumière une association significative entre baisse des concentrations de particules fines et diminution de la mortalité. Une étude qualifiée de “quasi-expérimentale” par les scientifiques qui ont pu constater in situ, et dans un laps de temps relativement court en épidémiologie, ces effets bénéfiques. L’équipe du Dr Takashi Yorifuji en est arrivé à la conclusion que les mesures anti-diesel ont conduit à une baisse de la mortalité de 6% toutes causes confondues. Le chiffre atteint les 22% si l’on ne prend en compte que les maladies pulmonaires.

Afin de consolider leurs résultats, les chercheurs ont notamment pris en compte les évolutions de la mortalité dans une population référence, celle d’Osaka, troisième plus grande ville du Japon. Concrètement, les taux moyens de particules fines relevés entre octobre 2000 et septembre 2003 et entre octobre 2009 et septembre 2012 ont été comparés aux taux de mortalité renseignés sur ces mêmes périodes. Résultat ? Moins 11% de mortalité par maladie cardiovasculaire, -10% pour les maladies cardiaques ischémiques, -6,2% pour les atteintes vasculaires-cérébrales, -4,9% pour les cancers du poumon et, donc, -22% pour les maladies pulmonaires dans leur ensemble. Les chercheurs précisent n’avoir pas détecté de baisse de la mortalité due à d’autres causes. Mais les maladies listées ci-dessus sont justement celles qui engage les systèmes cardiovasculaire et pulmonaire, les plus susceptibles d’être affectés par les particules fines. Ces résultats viennent d’ailleurs confirmer et poursuivre une étude publiée par la même équipe en 2011. Avec des données moins complètes, les chercheurs avaient calculé une baisse d’environ 8% de la mortalité par accident vasculaire cérébral.

Lire l’article complet : Sciences et Avenir

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