1:19 - vendredi août 18, 2017

De la Préhistoire au Moyen-Age : comment l’homme a fait varier la robe des chevaux

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MODE. De la Préhistoire à la fin du Moyen-Age, les préférences des hommes pour les couleurs et les motifs des robes des chevaux ont grandement varié. Grâce à des analyses génétiques pratiquées sur 107 échantillons datant de différentes époques, une équipe internationale de chercheurs a pu retracer, de la fin du Pléiostocène (- 12.000) jusqu’au Moyen-Age (400 ans), l’évolution de la couleur des chevaux, avant même la domestication de ces animaux qui, selon les dernières recherches, aurait eu lieu il y a environ 5.500 ans. Ainsi, selon les résultats de l’étude parue le 7 décembre 2016 sur le site Scientific Reports, les premiers chevaux domestiqués étaient largement tachetés. Les robes de type tobiano, sabino (voir figure ci-dessous) et léopards étaient courantes à l’ouest de l’Europe et au niveau de l’actuel Kazakhstan. De 4000 avant Jésus-Christ jusqu’à la chute de l’Empire romain d’Occident, au Ve siècle, les hommes ont préféré les robes à panachures à celles unies.

Bible et sélection artificielle

A la fin de l’Antiquité, les romains avaient déjà commencé à préférer les chevaux possédant une robe unie, considérés comme étant de meilleure qualité que les autres. Ce favoritisme a pu être dû à un effet pléiotropique (un gène ou une protéine qui détermine plusieurs caractères physiques), sorte de dommage collatéral associés aux robes tachetées. L’animal en question devient, par un jeu de mécanismes génétiques ayant pour base le ou les gènes responsables de la robe, moins « compétent » physiquement. Cette préférence sera conservée après la chute de l’Empire romain qui marque le début du Moyen-Age. Ce choix trouvera également écho dans la religion. Dans la première version de l’Apocalypse selon Saint Jean, l’un des cavaliers, symbole de la victoire, chevauche un animal tacheté de blanc. De ce fait, cette robe est alors préférée par la royauté. Mais dans la seconde moitié du Moyen-Age, l’Eglise transforme ce cavalier : celui-ci ne symbolisera plus la victoire mais la Pestilence. Les chevaux tachetés deviennent encore un peu plus indésirables qu’ils ne l’étaient déjà à la fin de l’Antiquité. Cela entraîne leur déclin au profit des animaux ayant une robe unie noire, marron foncé ou marron clair. Cependant les chercheurs précisent qu’un biais dans les résultats peut exister. En effet, la plupart des échantillons du Moyen-Age étudiés proviennent de chevaux appartenant à des nobles ou à des chevaliers qui avaient les moyens de bénéficier de la sélection artificielle pour obtenir une monture à leur goût. Donc, comme le précise les chercheurs, « ces échantillons ne représentent pas forcément la robe des chevaux de labour« .

© Scientific Reports / Saskia Wutke & all

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