5:39 - dimanche juin 25, 2017

À Cancun, les États renforcent la protection de la biodiversité

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PROTECTION. L’accord de Cancun a tous les aspects d’un texte international d’une grande importance. Les États s’y engagent en effet à tout faire pour que les “objectifs d’Aichi” décidés en 2010 à Nagoya, chef-lieu de ce département, soient réellement appliqués pour 2020. De plus, en 2030, selon les objectifs du développement durable adoptés à l’assemblée générale de l’ONU en 2015, la nature ne devra plus régresser. Ces objectifs d’Aichi imposent dès 2020 de diminuer au moins de moitié le taux de perte des zones naturelles, notamment des forêts, et là où c’est possible de stopper totalement les reculs. 17% des surfaces terrestres et des zones humides et 10% des zones marines et littorales doivent faire l’objet d’une protection totale. 15% des zones dégradées doivent être restaurées avec un accent particulier sur les récifs coralliens. Par ailleurs, les aides et subventions néfastes à la biodiversité (comme les aides au défrichement ou la défiscalisation du carburant pour la pêche) doivent disparaître.

Quatre ans pour stopper la destruction de la nature

SOULAGEMENT. À quatre ans de l’échéance, où en est-on ? Le 5 décembre, au lendemain de l’ouverture de la treizième convention sur la biodiversité, le WWF publiait une étude affirmant que seuls 5% des États signataires semblent en passe de remplir leurs engagements de 2010. Le rapport “planète vivante” de l’ONG affirme que la moitié des populations d’animaux sauvages a disparu en cinquante ans, le rapport prédisant même que plutôt que d’avoir stoppé la dégradation de la biodiversité, ce sont au contraire deux tiers des vertébrés qui pourraient avoir disparu à l’échéance de 2020 !

Le 17 décembre, le WWF s’est déclaré soulagé et satisfait de l’engagement des États. Le point le plus important de l’accord, c’est l’engagement d’inclure la biodiversité dans “les politiques sectorielles”. Il s’agit en clair d’intégrer la protection des zones naturelles et des espèces sauvages dans toutes les décisions concernant l’agriculture, la pêche, l’exploitation forestière, le tourisme, l’industrie et les politiques budgétaires. La prochaine conférence qui aura lieu en 2018 en Égypte mettra d’ailleurs l’accent sur l’impact du secteur de l’énergie et principalement de l’extraction, de la commercialisation et de l’usage du pétrole, du gaz et du charbon. Le lien entre la lutte contre le changement climatique et les politiques de protection de la biodiversité sera ainsi renforcé.

BON ÉLÈVE ? Les États atteindront-ils leurs objectifs ? La dégradation continue des récifs coralliens notamment en Australie, la déforestation en recrudescence au Brésil, les projets de pipelines en Amérique du Nord incitent à la prudence. C’est avec une volonté de bon élève que la ministre de l’Écologie Ségolène Royal vient d’annoncer qu’avec l’extension de la réserve nationale des Terres australes,l’accord de Cancun prévoit la France allait atteindre le taux de 22% des eaux marines nationales classés en aire marine protégée, soit au-dessus des 20% de l’objectif national et des 10% de l’engagement pris à Nagoya. Un cocorico qui doit être tempéré. Ce résultat a été obtenu grâce aux zones marines des départements et communautés d’outre-mer. En métropole, la situation écologique des zones littorales est loin d’être parfaite. Quant aux subventions et aides néfastes à la nature, elles sont encore nombreuses à hanter le budget national.

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