10:39 - lundi juillet 24, 2017

EDF remet en marche l’un des sept réacteurs nucléaires à l’arrêt

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EDF avait reçu début décembre 2016 le feu vert de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pour remettre en fonction sept réacteurs, qui figurent parmi les 18 devant être passés au crible après la détection d’une concentration excessive en carbone dans l’acier de leurs générateurs de vapeur, une anomalie susceptible d’affaiblir leur résistance. Sur ces 18 réacteurs, sept sont déjà reconnectés au réseau. Le réacteur Dampierre 3 tournait presque à pleine puissance mardi 20 décembre (745 mégawatts sur 890 MW) tandis que le redémarrage de Gravelines 2 et Tricastin 3 est annoncé pour le 23 décembre, selon des données d’EDF publiées sur le site de RTE.

« Pour un seul réacteur, les opérations de redémarrage peuvent mobiliser jusqu’à 200 personnes »

« Le redémarrage se fait en plusieurs étapes, avec une montée en puissance progressive, par paliers. A chaque franchissement de palier, on fait toute une batterie de contrôles« , a expliqué un porte-parole d’EDF à l’AFP. « Pour arriver à pleine puissance, cela peut prendre d’une à trois semaines. Pour un seul réacteur, les opérations de redémarrage peuvent mobiliser jusqu’à 200 personnes, (même si) pas toutes en même temps« , a-t-il précisé. Quatre autres réacteurs doivent être relancés à partir du 31 décembre 2016 : Tricastin 1 et 4, Civaux 2 et Bugey 4. Les réacteurs Fessenheim 1 et Gravelines 4, actuellement arrêtés, redémarreront eux en janvier 2017, tandis que deux autres (Tricastin 2 et Civaux 1) seront stoppés en décembre 2016 pour subir à leur tour les contrôles de sûreté.

Les centrales nucléaires françaises-AFP/Kun TIAN, Sophie RAMIS, Alain BOMMENEL

Dans un communiqué, Greenpeace a estimé que les exigences de sûreté n’étaient pas remplies pour le redémarrage de ces réacteurs, que l’ONG de défense de l’environnement qualifie de « dangereux ». « Nous étudierons tous les moyens, notamment juridiques, d’arrêter ces réacteurs dangereux jusqu’à ce que les essais aient été entièrement réalisés et que les résultats aient été publiés« , a précisé Roger Spautz, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace France–Luxembourg. Au total, 13 réacteurs étaient à l’arrêt mardi 20 décembre 2016, sur les 58 que compte le parc français, notamment pour des contrôles de sûreté, arrêt fortuit ou encore des travaux plus lourds. Quatre le sont pour des périodes prolongées (Fessenheim 2, Bugey 5, Gravelines 5 et Paluel 2).

Lire l’article complet : Sciences et Avenir

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