6:35 - dimanche juillet 23, 2017

Droit à l’eau : les actions de terrains soutenues par France Libertés

Lu 2491 fois Philippe Boury 0 respond

Le droit à l’eau et la lutte contre les activités extractives sont le fer de lance de beaucoup d’actions de France Libertés. Depuis de nombreuses années, la Fondation apporte son soutien opérationnel et juridique à des associations locales qui œuvrent au quotidien pour préserver la ressource en eau.

Quelle est l’optique de ce soutien que vous apportez aux projets locaux depuis la création de la fondation ?

« L’objectif de la Fondation c’est d’agir par trois modes complémentaires, sensibiliser, plaider et agir. C’est au titre de ce troisième volet que France Libertés soutient des projets de terrain depuis sa création il y a 30 ans. On a toujours adopté une relation à double sens dans ces projets de terrain. L’objectif est de soutenir des actions d’intérêt général mais aussi d’apprendre des concepts et des pratiques venus d’ailleurs. Il s’agit à la fois de défendre les droits humains et les biens communs du vivant, mais aussi de préserver les modes de vie et les savoirs traditionnels des communautés locales et de nous en inspirer. »

En cette année 2017 vous avez choisi de soutenir plus particulièrement quatre projets. En Equateur, en Uruguay, en Afrique sub-saharienne et aux Etats-Unis. Comment s’est faite cette sélection  ?

« Ces quatre choix s’inscrivent dans le prolongement d’un appel à projet lancé en 2014 sur le droit à l’eau face aux activités extractives. Dans ce cadre, neuf projets avaient été soutenus. Quatre d’entre eux nous ont sollicités pour un prolongement de notre soutien. Cela nous a paru justifié car c’était des projets aux objectifs de longue haleine travaillant sur un changement profond et politique sur leur terrain d’action. »

© France Libertés

En Afrique sub-saharienne vous soutenez la Gaïa Fondation qui s’est engagée dans un projet de formation et de sensibilisation des populations ?

« La Gaïa Fondation est un partenaire britannique qui agit un peu partout dans le monde et plus spécifiquement en Afrique afin d’organiser une société civile capable de résister à l’extension massive des activités extractives en Afrique subsaharienne. Entre 2014 et 2016 plusieurs supports ont été réalisés, des rapports, des affiches, des vidéos, des kits de formation pour sensibiliser les acteurs locaux. Cela visait à éclairer les impacts de l’industrie extractive sur les ressources en eau au niveau local et régional. L’objectif, c’est de transformer et rassembler ces supports en un kit de mobilisation et d’information intitulé « l’eau, c’est la vie ». Car il est essentiel pour les populations locales d’avoir accès aux informations clés sur les menaces que représentent ces activités pour construire une mobilisation locale. L’autre ambition est de pouvoir diffuser ce kit au-delà de l’Afrique subsaharienne, auprès des partenaires de Gaïa Fondation et de France Libertés, pour qu’un maximum de communautés touchées par ces activités extractives puissent être accompagnées. »

En Equateur, c’est une assemblée des communautés locales qui qui s’est engagée pour préserver l’eau des pollutions.

« Notre partenaire Accion Ecologica en Equateur agit dans la zone pétrolière Libertador qui est une zone exploitée par l’entreprise étatique Petroamazonas. Au vu des pollutions provoquées par cette exploitation pétrolière, une assemblée sociale permanente des communautés affectées a été créée. Elle rassemble des délégués de 25 communautés rurales ou peuples autochtones. Accion Ecologica accompagne cette assemblée pour permettre aux acteurs locaux de porter eux-mêmes leurs revendications. Elle l’aide à s’affirmer comme un interlocuteur incontournable face à l’Etat et l’entreprise dans les travaux de réhabilitation des sols et des ressources en eau. Le programme va poursuivre le renforcement des capacités de cette assemblée qui existe depuis 2015 et d’apporter un soutien dans des activités notamment de sensibilisation à destination des enfants et des adolescents des communautés. »

La semaine prochaine nous irons en Uruguay et aux Etats-Unis pour les deux autres projets que la Fondation accompagne, toujours dans cette optique de préservation de la ressource en eau.

Pour aller plus loin :

 

The following two tabs change content below.
Philippe Boury
Au début des années 80, Philippe Boury s’est lancé, comme tant d’autres, dans l’aventure des radios libres. Il a ainsi participé, de la banlieue lyonnaise à la région parisienne, à la vie de radios militantes, ouvertes sur la société, soucieuses d’être le reflet de la vie locale, culturelle, politique et associative. Militant associatif lui-même, il a toujours souhaité mêlé ses engagements à sa passion de la radio. C’est donc tout naturellement qu’il a choisi de rejoindre l’équipe de Fréquence Terre, dont il partage les intérêts : survie de la planète, sensibilisation à l’écologie, information sur le développement durable.

Cachalot, qui es-tu et que fais-tu ?

Maladies et ravageurs au potager bio

Le guide terre vivante des Maladies et ravageurs au potager bio 2 sur 3, entretien avec Jean-Paul Thorez

Suggestions
Vous souhaitez réagir ?
Leave a Reply