7:23 - jeudi août 17, 2017

L’Accord de Paris sans Washington, un électrochoc positif ?

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By Sandrine Maljean-Dubois, Directrice de recherche Centre d’études et de recherches internationales et communautaires (CERIC, Université Aix-Marseille), Centre national de la recherche scientifique (CNRS)

Donald Trump aura fait durer le suspense plusieurs mois. On se souvient que son élection à la présidence des États-Unis en novembre 2016 en pleine COP22 de Marrakech avait plongé les négociateurs du climat dans une grande inquiétude.

Durant sa campagne, le candidat républicain avait en effet qualifié les changements climatiques de  » canular et évoqué une possible  » annulation de l’Accord de Paris. Il avait également promis de supprimer les mesures rendant obsolètes les vieilles centrales au charbon et de relancer l’extraction offshore de pétrole et de gaz.

Une fois élu, ses premières déclarations sur climat étaient restées ambiguës. Évoquant une possible connexion entre les changements climatiques et les activités humaines, Donald Trump ne répondait pas clairement à la question que lui posaient des journalistes du Times sur le fait de savoir si, oui ou non, les États-Unis allaient dénoncer l’Accord. Il se contentait de lancer un énigmatique  » Je vais y jeter un œil

Les semaines passant, les décisions du Président renforçaient les craintes initiales. Après avoir nommé le climatosceptique Scott Pruitt à la tête de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), Donald Trump s’attaquait avec entrain au détricotage des mesures environnementales adoptées par son prédécesseur Obama.

Sa politique de relance des énergies fossiles, sans compter le redéploiement des crédits affectés à la recherche sur le climat vers la conquête spatiale, ne pouvait que conduire les États-Unis à ne pas respecter leurs engagements internationaux.

L’intervention de Donald Trump sur l’Accord de Paris, le 1er juin 2017 (The White House).

À quoi les États-Unis s’étaient engagés

Dans leur contribution nationale à l’Accord de Paris, les États-Unis, alors gouvernés par l’administration Obama, s’étaient engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 26 à 28 % en 2025 par rapport au niveau de 2005. Juridiquement, ils ne pouvaient revoir cette contribution nationale qu’à la hausse (article 4). Ils devaient également se conformer aux autres obligations que prévoit l’Accord notamment des engagements financiers (ils contribuent par exemple pour près de 25 % au budget de fonctionnement du régime international du climat).

Allaient-ils effectivement sortir de l’Accord de Paris ? Choisir d’y rester tout en ne respectant pas leurs engagements, sachant que l’Accord ne prévoit pas de sanctions – autre que politique – en ce cas ? Ou tenter de négocier une troisième voie : abaisser le niveau d’engagement de leur contribution ?

Cette dernière possibilité semblait sérieusement étudiée ces dernières semaines par les partisans d’un maintien des États-Unis dans l’Accord (avec l’espoir d’une continuation de leur niveau de financement). Contraire à l’esprit, sinon à la lettre de l’Accord de Paris, cette option faisait craindre l’amorce d’une course générale vers le bas à l’heure où, bien au contraire, un relèvement rapide du niveau d’ambition des contributions nationales s’impose. Juridiquement plus que fragile, elle ne semblait pas politiquement opportune et a été finalement abandonnée.

Soumis à des pressions contradictoires de la part de son entourage, le Plus…

Cette info vient du site : The Conversation

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