
Selon Curtis Ebbesmeyer, il y aurait 8 grandes plaques de déchets situées dans les océans Atlantique, Pacifique, Indien, et Arctique. La plus connue est le Great Garbage Patch située dans le Pacifique. Ces zones restent difficiles à repérer, mais une découverte récente a mis au jour une nouvelle plaque située à plus de 900 km des côtes américaines dans l'atlantique. Les déchets de l'océan aboutissent dans cette zone de hautes pressions, où les vents sont faibles et où les courants s'enroulent aspirant les millions de micro déchets qui le plus souvent mesurent moins de un centimètre et pèsent moins de 15 grammes. Les principales victimes de cette pollution sont les animaux marins piégés ou empoisonnés. Selon les chercheurs, la grande majorité de ces déchets provient de la terre, la seule solution consiste donc à ne pas jeter dans l'environnement, et à opter pour des matériaux biodégradables.
Les 27 Etats membres de l'UE ont approuvé le 10 mars dernier la proposition de la Commission européenne de soutenir un classement en Annexe 1 du thon rouge, à la prochaine conférence de la CITES à Doha qui se tient jusqu'au 25 mars. Les Etats membres et la Commission européenne demandent une entrée en vigueur de l'interdiction de pêcher au 1er mai 2011. ''Ce qui empêchera l'exportation de thon rouge l'année prochaine'', a déclaré le WWF qui se félicite de la décision du Conseil de l'UE. Selon Greenpeace, les Etats-Unis et l'Europe, la Suisse, la Colombie et l'Uruguay, soutiendraient le classement en Annexe 1 tandis que la Chine, la Turquie ''et certainement une grande partie de l'Asie voteraient contre''
A l'occasion de la conférence de Copenhague deux décisions officielles ont été prises afin d'améliorer la transparence et le fonctionnement des deux mécanismes de flexibilité du protocole de Kyoto qui organisent le marché des quotas. Cependant, l'absence de décision politique laisse planer des incertitudes. Si à la conférence de Cancún en décembre 2011, un accord n'est pas trouvé, il existe un risque de voir apparaitre un ensemble de règles très hétérogènes. L'Europe qui ambitionnait une harmonisation internationale des marchés du carbone risque d'être déçue.
Une nouvelle razzia sur les terres est en train de se produire en Amérique latine. Sous couvert d'insécurité alimentaire, de grandes entreprises investissent dans la terre pour produire des cultures vivrières ou des agrocarburants à grande échelle. Au cours des dernières années, ces investisseurs se sont emparés de millions d'hectares et la plupart des gouvernements les ont accueilli à bras ouverts. Pourtant ces investisseurs arrivent avec leurs tracteurs, leurs semences, voire leurs ouvriers ; ils se servent de l'eau et gardent leur productions pour leur pays ou la vendent sur les marchés mondiaux sans que les pays-hôtes puissent être considérés comme des “exportateurs”. Les terres sont exploitées par les multinationales, sans restriction et pour leurs propres bénéfices.
Aujourd'hui, c'est essentiellement le compostage qui est mis en avant par les communes pour traiter les déchets fermentiscibles. Mais la commune belge de Mouscron, a initié une opération plus originale qui consiste à remettre gratuitement deux poules à des foyers volontaires pour qu'ils donnent leurs déchets consommables aux gallinacés. Ces volontaires ont l'obligation de suivre une 'formation' pour apprendre a s'occuper des poules, en échange ils réduisent leur poubelle et bénéficient de plus de 300 œufs par an. Cependant pour une ville de plus 50 000 habitants l'impact de quelques centaines de poules sur les déchets est quasi insignifiant, l'intérêt de l'opération semble donc discutable.
Anne-Laurence MAZENQ, pour la Rédaction.