« On ferait plus de choses, si l'on en croyait moins d'impossible ! » C'est par cet aveu d'optimisme que la jeune Solène Champenois, étudiante à l'université de Nice Sophia Antipolis, a résumé le sentiment des 400 jeunes venus des 5 continents qui ont participé au
Premières Journées Internationales « Eau et Jeunesse », du 12 au 14 avril dernier à Buenos Aires.
Organisées avec le soutien de la cellule jeunesse de l'OIF, l'Organisation Internationale de la Francophonie, ces Journées « Eau et Jeunesse » ont réuni des jeunes leaders des quatre coins de la planète qui entreprennent des projets reliés à la question de l'eau, que ce soit pour garantir le droit à l'accès à l'eau potable, promouvoir une gestion intégrée des bassins, ou encore transmettre une nouvelle culture de l'eau.
Appuyées par plus de 130 organisations à travers le monde, ces Journées se voulaient un espace de réflexion, d'élaboration de stratégies juvéniles afin d'impulser la participation des jeunes pour la construction d'une société plus juste.
Une société qui soit à la mesure de nos rêves. Et le rêve exprimé au travers de cette initiative a pris forme.
Les jeunes réunis à Buenos Aires sont tous impliqués dans des organisations qui travaillent à une gestion durable de l'environnement par la participation citoyenne. Informés et conscients des enjeux présents et futurs liés aux ressources naturelles, ces citoyens participent aux choix de société dans ce domaine.
Les différentes actions menées par ces jeunes sont multiples : sensibilisation des enfants au cycle de l'eau, création de comités de bassins versants, organisation de Parlements des jeunes pour l'eau… Ces Journées « Eau et Jeunesse » ont permis de partager ces expériences, construisant ainsi un espace de formation et d'échange.
Solène Champenois, qui relate les échanges de ces journées sur le site de l'OIF, rappelle que l'eau, qui couvre 70% de notre planète, demeure un défi quotidien et un droit bafoué pour 1,2 milliards de personnes qui n'ont pas accès à une eau potable et 2,6 milliards de personnes qui ne disposent pas d'un service d'assainissement. Le droit à l'eau potable se révèle être, au travers de ces chiffres, un droit fondamental de tout être humain. Les 5000 enfants du monde qui meurent chaque jour de diarrhée pour consommation d'eau impropre sont là pour le rappeler.

« Comment pourrons-nous assurer que chacun puisse subvenir à ses besoins en eau propre si nous sommes plus de 8 milliards d'humains en 2050 » ont interrogé les participants aux différents forums. Il est donc essentiel que chacun contribue à une utilisation raisonnée de l'eau. Il faut mener une éducation à l'eau pour préserver ce patrimoine collectif.
Les conférences et ateliers qui ont jalonnés ces 3 jours ont permis de mettre en évidence la capacité des jeunes à se montrer responsables de leur présent mais aussi de leur avenir. Les échanges, les expressions, les initiatives ont, sur ce point, été particulièrement marquants pour beaucoup de participants.
Différents dans leurs modes de vie, dans leurs histoires, dans leurs cultures, leurs coutumes, les jeunes réunis se sont révélés être en fait beaucoup plus proches qui ne l'auraient pensé. Un réseau de coopération internationale des jeunes pour l'eau est maintenant en cours de création, afin de travailler ensemble à la gestion démocratique des écosystèmes.
Et comme le dit si bien Solène Champenois : « A chacun maintenant de mettre ses mains dans l'eau, pour agir ».
LE PORTAIL JEUNESSE DE L’OIF
LE SITE DES JOURNEES INTERNATIONALES EAU ET JEUNESSE
Philippe BOURY, pour la Rédaction.