Ce premier salon de l'aviation verte est la vitrine des innovations aéronautiques réalisées en accord avec le principe de développement durable. Ces innovations sont initiées dans le secteur de l'aviation légère.
Elles ont permis de réaliser
le premier vol mondial électrique fin 2007, sur un avion baptisé
Electra, et de programmer pour 2009, le premier tour du monde sur
Hybird, le premier aéroplane électrique
fonctionnant à l'énergie solaire. Nouveaux modes de propulsion, études sur la réduction du bruit et de la consommation, élaboration de carburants et matériaux moins polluants, optimisation des règles d'occupation de l'espace aérien, source d'une économie substantielle d'énergie,
l'ensemble du secteur aérien est présenté sous l'angle écologique.
Cette démarche, louable par ailleurs, ne peut masquer le fossé qu'il reste à combler entre ces prototypes et avions légers, et
la réalité industrielle des gros porteurs.
Le premier vol au gaz naturel chez Airbus et les essais de la SNECMA qui lui ont permis de faire fonctionner ses turboréacteurs avec un mélange de kérosène et d'ester d'huile végétale, ne doivent faire oublier
qu'aucun projet véritablement novateur n'est réellement financé. Pour le moment, les bureaux d'étude s'emploient à multiplier l'utilisation de matériaux composites, à travailler sur des évolutions aérodynamiques, et à améliorer le rendement des réacteurs.
Il faut dire qu'un baril à 130 dollars, c'est une progression de 50 % de la facture de kérosène par rapport à l'année dernière pour les transporteurs.