
Après des années de galère dues aux troubles de la chasse faite aux Cathares (Photo : Inquisition), à la Guerre de Cent Ans, aux invasions et incursions de brigands, à la peste noire…, l'âge d'or arriva grâce au célèbre Bleu de Cocagne.
A savoir, l'utilisation du pastel qui résistait à l'épreuve du temps et était fort recherché par les teinturiers d'Europe.
Des fortunes colossales furent bâties grâce à «
L'Or bleu » produit et exporté dans tout le Vieux Continent, d'ailleurs maints superbes hôtels particuliers témoignent de ce passé florissant.
Ce « Pays de Cocagne » se situait dans le triangle Albi-Toulouse-Carcassonne.
Mais, d'où vient cette appellation «
Cocagne » ?
Il faut savoir que le cycle du pastel est de quatre années depuis la plantation de l'isatis tinctoria jusqu'à l'utilisation du pigment de teinture et que seule la feuille était exploitée et suivait, globalement, le traitement suivant :
- cueillette de juin à novembre ;
- broyage ;
- confection de galettes (des coques, d'où le nom de «
cocagne », qui vont sécher et durcir) ;
- séchage, commercialisation ;
- macération pour le bain tinctorial ;
- teinture des tissus.
L'arrivée d'Inde, en 1561, de l'indigo, plus facile à travailler et moins onéreux, fut un coup dur pour le pastel, mais, au XIXe siècle, Napoléon Ier créa l'Ecole du Pastel à Albi et tous ses soldats revêtirent des uniformes teintés par ledit pastel ! Cela sauva quelque peu cette activité mais, malheureusement, durant une courte période.
En 1797, Albi devint le chef-lieu du département, au XIXe siècle, un plan d'urbanisme aménagea les Lices, le Jardin National, le théâtre, de nouveaux quartiers… ensuite, au XXIe siècle, de nouveaux travaux d'envergure furent entrepris avec la Médiathèque Amalric, avec l'aménagement de la Place du Vigan, celui de la Place de la Cathédrale…, etc.
Pierre Guelff. En savoir plus...
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Pierre GUELFF, pour la Rédaction.