![]()
Une note confidentielle de onze pages envoyée le 4 septembre par Jean-Louis Fargeas, préfet des Côtes-d'Armor, au Premier ministre, au ministre de l'Intérieur et à la secrétaire d'État chargée de l'Écologie liste toutes les conséquences de la prolifération des algues vertes sur le littoral costarmoricain. Jean-Louis Fargeas ne relève pas de solutions concluantes à ce problème à part « l'arrêt total de l'agriculture avec une conversion des terres en prairies» mais se montre néanmoins fataliste sur cette possibilité qui n'est pas envisageable pour le moment.
L'Office national des forêts (ONF) est entré à hauteur de près de 14 % dans le capital d'EO2, un industriel français producteur de granulé bois, devenant ainsi son premier actionnaire. C'est la première fois que l'ONF investit ainsi dans un outil industriel dédié à l'énergie bois. En concluant ce partenariat, l'ONF et EO2 veulent mettre joindre la bonne gestion de la ressource forestière à la performance industrielle pour donner à l'énergie bois une place d'envergure en France.
Le 29 octobre, des militants de Greenpeace ont empêché un navire de décharger sa cargaison de 15 000 tonnes de tourteaux de palme pour protester contre la déforestation en Indonésie. Cette action s'est déroulée dans le port de Montoir-de-Bretagne à 5 km de Saint-Nazaire, où les activistes ont dénoncé l'exploitation de l'huile de palme, une industrie synonyme de déforestation et d'émissions de gaz à effet de serre. Pour l'association écologiste, à Copenhague en décembre, la lutte contre la déforestation doit être une des priorités des chefs d'Etat et de gouvernement.
Les prévisions du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), tablent sur une augmentation de la température de 0,2 ºC par décennie environ. Pour autant, certains climatologues, y compris des membres du GIEC, n'excluent pas que les températures moyennes globales de la prochaine décennie soient légèrement inférieures à celles de la décennie écoulée en raison de la variabilité naturelle du système climatique. Ceci ne serait pas la "fin" du changement climatique, mais seulement l'occultation, temporaire, de l'un de ses multiples effets...
C'est une première mondiale. Le gouvernement des Maldives a tenu le mois dernier sa réunion ministérielle sous l'eau, afin d'attirer l'attention sur les effets du réchauffement climatique. C'est donc en premier, protocole oblige, que le président Mohamed Nasheed a plongé, suivi de ses ministres pour s'installer à six mètres de profondeur autour d'une table en forme de fer à cheval. Très symboliquement, ils ont adopté une résolution appelant à une action mondiale pour la réduction des émissions de CO2.
Anne-Laurence MAZENQ, pour la Rédaction.