Vous vous rendez compte : Les récifs de coraux dans le monde couvrent environ 500.000 à 600.000 km², soit grosso modo la superficie de la France. Ce qui correspondant à même pas 1% de la surface totale des océans. Et c'est pourtant là, dans ces jardins aquatiques magnifiques où vit la grande majorité des poissons, puisque selon l'UNESCO, deux poissons sur trois ont choisi le corail comme habitat naturel. |
Or, vous l'avez compris, le corail est très fragile (réécouter la 1er partie de cette chronique) Il est touché de plein fouet par le réchauffement climatique. Quand l'eau de surface devient trop chaude, le corail rejette son algue symbiotique, il perd alors sa pigmentation et meurt rapidement. Les spécialistes parlent de « mort blanche ». Le réchauffement est aussi à l'origine de l'augmentation de la fréquence des cyclones qui détruisent massivement le corail. Et la montée du niveau de la mer, à certains endroits, ne permet plus au corail d'être à la bonne profondeur. Enfin, l'acidité de l'eau en raison d'une trop grande dissolution de CO2 nuit aussi au corail. Mais pour les spécialistes, les agressions dues à l'action de l'homme contribuent de plus en plus à la disparition des récifs coralliens. De plus en plus d'hommes vivent dans les zones littorales. Ce qui génère donc plus de pollution. Les zones urbanisées entraînent une baisse du couvert végétal et donc un ruissellement plus important des eaux de pluie. Beaucoup de boue arrive dans la mer et l'assombrit. Or les coraux, ou plus exactement les algues qui vivent en symbiose avec le corail ont besoin de lumière pour leur photosynthèse. Une eau insuffisamment claire peut donc provoquer la mort du corail. Enfin, ce ruissellement amène dans la mer des quantités importantes d'eau douce qui sont elles aussi néfaste à la santé du corail. Alors que faire pour éviter que la moitié des récifs coralliens ne disparaisse d'ici la fin du siècle ? Pour sauvegarder le corail en bonne santé, il faut encourager le développement des espaces marines protégés. |

Seulement 2% des récifs coralliens sont actuellement protégés. A l'instar de la barrière de Nouvelle-Calédonie qui a été inscrite au patrimoine mondiale de l'humanité par L'UNESCO, le 8 juillet dernier. Long de 1600 km, le récif néo-calédonien constitue la deuxième plus grande barrière du monde après celle située sur la côte nord-est de l'Australie longue de 2500 km. Pour redonner vie au corail dans les zones où il a disparu, les scientifiques expérimentent un remède inattendu. L'électricité. L'électricité en effet ranime le corail affaibli et stimule sa croissance. Des structures métalliques en forme de dômes ou de serres sont immergées dans l'eau de mer. Lorsqu'elles sont alimentés en électricité, du calcaire, se forme naturellement sur le métal. Et le calcaire est un élément de base des récifs. Ces structures métalliques sont électrifiées par des panneaux solaires fixés sur une plate-forme flottante. Ce procédé génial de récif artificiel est notamment développé en Indonésie, en Thaïlande, en Floride et en Amérique Centrale. Un espoir subsiste donc pour revitaliser le corail en danger.
L’électricité pour sauver le corail Initiative française en faveur des récifs coralliens matth, pour la Rédaction. |