Chaque année en France environ 20 000 épaves de bateau de plaisance sont laissées à l'abandon dans les ports, au fond d'un jardin, voire coulées en mer…. C'est un enjeu écologique colossal. Contrairement à une idée reçue, un bateau coulé en mer, même s'il peut servir d'abris aux poissons, va polluer l'écosystème marin en se décomposant, notamment à cause des peintures anti-fooling qui protègent les coques des bateaux. Coque en bois, en fer ou plastique. Comme nous l'explique Olivier Barrière, chargé de mission environnement à l'association
Surf Rider Foundation. Interview sur le podcast
Alors que faire de son bateau devenu une épave?
Aujourd'hui, en France, aucune filière organisée ne propose encore de réponse concrète à ce problème écologique. Mais une société crée récemment sur les bords du Rhône près de Lyon tente aujourd'hui de relever le défi. Ecoutons Christiane Torres de la société Dépollution Nautique. Interview sur le podcast
Cimenterie, haut fourneaux, reconversion dans le bâtiment, dans l'automobile … les perspectives de recyclage des coques plastique en carbone ou polyester ne manque pas. Reste à donner un coup de pouce à la filière. Et inciter les propriétaires à se débarrasser de leurs vieux bateaux. Par une législation adéquate comme c'est le cas aujourd'hui pour les voitures qui partent à la casse et dont les frais sont pris en charge par les assurances.
En outre, au-delà de l'aspect environnemental, le développement de cette filière permettrait de résoudre en partie le manque de place flagrante dans les ports de plaisance. Sans compter qu'elle serait créatrice d'emploi. La Fédération des Industries Nautiques, la FIN, là bien compris. Elle a fondé en janvier l'Association BPHU pour la Déconstruction des Bateaux de Plaisance Hors d'Usage. Dont le siège est à Caen en Normandie.
l'entreprise Dépollution Nautique
l'association BPHU
Surfrider foundation europe
Matthieu d\'Hauthuille, pour la Rédaction.