Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire a présenté officiellement vendredi 27 février, le
lancement d'un « Grenelle de la mer ». Il s'agit, comme pour le « Grenelle de l'Environnement » de réunir autour d'une table tous ceux qui sont concernés de prêt ou de loin par la mer et son avenir. Les administrations de l'Etat, des collectivités locales, les professionnels de la pêche, de la plaisance, du transport maritime, les scientifiques et les associations de défense de l'environnent marin…. Tous réunis pour aborder les enjeux et formuler des solutions dans un souci de développement durable.
On le sait les océans recouvrent 70% de la surface de la planète, et la France avec ses départements et territoires d'Outre-mer représente le deuxième espace maritime mondiale. Nous avons donc «
une responsabilité particulière » a souligné Chantal Jouanno, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie.
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On regardera tout… Cela va du nettoyage des plages avec les mômes aux recherches scientifiques de très haut niveau"… a expliqué le ministre Jean-Louis Borloo, et en ajoutant : «
Dans le Grenelle de l'environnement, il y avait une partie mer, mais nous voulons aller plus loin, mettre en réseau tous les savoirs et toutes les propositions »
Quatre groupes de travail vont être constitués : Le premier groupe doit favoriser le développement « harmonieux » du littoral. Autrement dit aborder les problèmes de pollution d'origine terrestre. Rappelons que 80% des pollutions en mer proviennent de la terre. Ce groupe abordera aussi l'aménagement du littoral avec le développement des ports de plaisance pour remédier au manque de place pour parquer les bateaux ou encore la création d'une filière de démantèlement des navires.
Le deuxième groupe abordera les questions liées aux transports maritimes. Il faut savoir que 90% du commerce mondial s'effectue toujours par voir maritime. C'est un enjeu économique colossal. Et aussi écologique. On parlera également
des énergies marines renouvelables, de l'aquaculture pour remédier à la surpêche et
des ressources biologiques marines qui sont très à l'heure actuelle mal connu et représentent pourtant un enjeu vital pour l'humanité.
Le troisième groupe de travail, lui, se penchera sur la formation, l'emploi (rien qu'en France aujourd'hui plus de 600.000 emplois sont liés directement ou indirectement au secteur maritime), on parlera aussi de la sécurité des travailleurs et du sauvetage en mer.
Enfin,
le quatrième groupe de travail planchera sur une meilleure « gouvernance » des actions menées par les uns et les autres au niveau régional, national, européen et mondial.
Toutes ces discutions doivent aboutir avant l'été à un projet de plan en vue d'une validation en comité interministériel de la mer.
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L'objectif est d'avoir une stratégie nationale pour la mer à cinq, dix ou même trente ans » a expliqué Jean-Louis Borloo.
Ministère de l'Ecologie
Matthieu d\'Hauthuille, pour la Rédaction.