Quand la mer gagne du terrain sur la terre… Direction la Polynésie… A l'occasion des "Rencontres Environnement et outre-mer", qui se tenaient l'an dernier déjà,Christian Estrosi avait insisté sur le risque de disparition de certaines de nos îles, des îles submergées par la montée des eaux en raison du réchauffement climatique, et notamment en Polynésie française. Pour le secrétaire d'État à l'outre-mer, ces territoire ne doivent pas rester en dehors des efforts du Grenelle de l'environnement et lutter avec leurs forces contre ce constat..
La mer avance sur le rivage et grignote le territoire.... L'eau salée qui s'infiltre sous le sable crée de petits lacs à l'intérieur des terres, ce dont les habitants se passeraient bien, et dans de nombreuses îles, le réchauffement climatique n'est pas seulement un phénomène décrit de loin mais une réalité qui menace très directement des écosystèmes uniques et met déjà en danger les populations locales. Pour éviter que le flot de réfugiés climatiques ne grossisse encore, le secrétaire d'Etat a plaidé pour une participation à part entière de ces territoires du bout du monde aux efforts demandés après le Grenelle de l'environnement.
"Le réchauffement climatique et ses conséquences, notamment sur l'élévation du niveau des océans, sera la cause directe de la disparition de certaines îles, et de l'exode de leurs populations", a affirmé Christian Estrosi, les territoires ultra-marins ont fait l'objet d'un
chapitre spécial lors du Grenelle un objectif d'autonomie à 50% des collectivités d'outre-mer à l'horizon 2020, en termes de consommation, notamment grâce aux énergies renouvelables, avait été abordé…
Un comité opérationnel devait aussi être mis en place pour suivre l'application de ces mesures.
Mais à qui appartient vraiment la responsabilité de la montée des eaux qui pourrait être fatale à de nombreux atolls polynésiens ? "L'outre-mer ne peut être absent de toute action en faveur de cette limitation impérative des rejets de CO2", avait ajouté Mr Estrosi avant de préciser dans le même temps que les départements ultra-marins étaient déjà en avance en termes d'énergies renouvelables par rapport à la métropole. Face à la montée des eaux, évaluée entre
20 et 60 cm par an selon le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat, et en raison de leur situation géographique, "les petites îles sont toutes seules", perdues au milieu de l'océan, ce qui n'arrange pas leur situation…
Affaire à suivre
Source: Europe1.fr, février 2008
Fabrice HUBERT, pour la Rédaction.