L'animal passait son temps à le renifler, ne prêtant aucune attention aux autres grains de beauté, jusqu'au jour où il avait tenter de le mordre. Oté par chirurgie plus conventionnelle, le grain de beauté qui perturbait l'animal s'est avéré être un mélanome malin. Par la suite, le chien retrouva un comportement normal.
Ce cas et quelques autres conduisirent des chercheurs à expérimenter la capacité de détection des chiens. Les premières études s'appuyèrent sur un taux anormalement élevé de protéines dans les urines des malades atteints de cancer de la vessie. Les chiens furent dressés à reconnaître cette odeur particulière et des tests furent réalisés.
Dans 41% des cas, les animaux identifièrent correctement les échantillons, alors que statistiquement, le simple hasard ne pouvait donner
que 14% de réussite. Ces résultats prometteurs permirent de pousser plus loin les investigations et de tester une autre source d'informations pour l'animal :
l'haleine.
Les travaux furent menés cette fois sur des cas de cancer du sein et du poumon. Les chercheurs ont recueilli l'haleine de 86 patients cancéreux, 55 étaient atteints de cancer du poumon et 31 de cancer du sein. Ces échantillons furent comparés à un groupe témoin, constitué de 83 personnes en bonne santé. Les malades, dont le diagnostic avait été confirmé par une biopsie, n'avaient pas encore commencé de chimiothérapie.
Les 5 chiens, dressés pour s'allonger ou s'asseoir à coté de l'échantillon dont l'odeur leur semblait suspecte,
ont ainsi détecté les échantillons des malades dans 88 à 97 % des cas.