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On commence ce journal avec le témoignage de
Daniel Laus. Il est chargé de mission à la ligue de protection des oiseaux en Isère. Il nous livre le résultat d'une comparaison à 10 ans d'intervalles sur l'évolution des espèces appartenant aux listes rouges, autrement dit les espèces en voie de disparition. Bilan donc de plus de dix ans de suivi sur le terrain :
"Inte
rview Daniel Laus"
La suite de l'actualité de l'environnement dans ce journal, c'est le dernier rapport du Giec avertissant très clairement les dirigeants de la planète des risques du réchauffement climatique. Ce rapport prend un relief d'autant plus crucial qu'une conférence internationale sur le climat doit se tenir le mois prochain à Bali pour envisager les suites du protocole de Kyoto. Le Giec, récompensé cette année par le prix Nobel de la paix, prévoit une hausse de température moyenne de 2 à 4 degrés, pouvant aller jusqu'à 6 degrés en 2100 par rapport à 1990. Pour inquiétant qu'il soit, le rapport du Giec a été critiqué comme étant en retard sur les dernières études scientifiques.
Parmi les conséquences du réchauffement climatique il y a la montée du niveau des mers qui pourrait absorber bien plus d'eau potable souterraine que ce qu'on pensait jusqu'à présent. L'eau de mer risque en effet de s'infiltrer dans l'eau douce et étant donné qu'il faut peu d'eau salée pour rendre l'eau potable impropre à la consommation, même une faible élévation du niveau des océans pourrait avoir un effet très important sur les ressources en eau. Surtout quand on sait que seulement 2% de l'eau présente sur terre est potable et la plus grande partie est emprisonnée dans les glaciers.
Au Niger, les dernières forêts sont décimées par les populations qui utilisent le bois en combustible pour leur vie quotidienne. Cette situation contribue a accélérer le phénomène de désertification qui a déjà englouti les deux-tiers du territoire. D'après des spécialistes, le désert avance en moyenne de 6 km par an. Le Niger a ainsi perdu plus du tiers de ses forêts tropicales entre 1990 et 2005. Pour les climatologues, cette déforestation a des conséquences inquiétantes: le sol nu réfléchit davantage le soleil, rien n'arrête plus le vent et l'air est de moins en moins humide. Qui plus est la désertification et la rareté des pluies, sont des causes directes des crises alimentaires qui frappent régulièrement le Niger.
LPO Isère
Anne-Laurence MAZENQ, pour la Rédaction.