« Accélérer la sécurité de l'eau pour le développement socio-économique de l'Afrique », c'était le thème de la Première Semaine Africaine de l'Eau qui s'est tenue fin mars à Tunis. Organisées à l'initiative du Conseil des Ministres Africains de l'Eau et de la Banque Africaine de Développement, ces rencontres avaient pour objectif de créer, pour tous les acteurs du secteur de l'eau, un forum d'échange sur les principaux défis relatifs à la sécurité de l'eau, dans le cadre du développement économique du continent. |
Les experts africains et européens présents ont souligné la nécessité d'une coopération sud-sud pour améliorer l'accès à l'eau potable en Afrique. Tous ces représentants d'organismes internationaux, parmi lesquels le CME, le Conseil Mondial de l'Eau, ont préconisé un transfert entre les pays africains concernant les savoir-faire en matière de mobilisation des ressources hydriques. « Certains pays africains bénéficient d'une bonne expertise dans le domaine du transfert de l'eau », ont précisé les représentants du CME. Ces pays sont donc invités à exporter leur savoir-faire dans le cadre de cette coopération sud-sud, nécessaire. L'idée d'infrastructures transfrontalières pour le transfert de l'eau a également été évoquée lors de ce sommet pendant lequel les discussions ont aussi porté sur la nécessité d'un plus grand engagement des bailleurs de fonds en matière de financement des infrastructures. Il faut ainsi que les Etats mettent en place une stratégie d'adaptation aux changements climatiques. La « Déclaration ministérielle sur l'accélération de la sécurité de l'eau pour le développement de l'Afrique », adoptée à Tunis, appelle ainsi les Etats africains à promouvoir la coopération en matière d'élaboration de systèmes efficaces d'alerte précoce pour la prévention et l'atténuation des catastrophes. Pour les responsables politiques africains, la gestion équitable et durable de l'eau est et doit rester la toute première priorité de développement sur le continent dans les prochaines années . |
Les systèmes d'information et d'expertise dans le domaine de l'eau ont été également au centre des discussions, de même que les leçons qui étaient à tirer, au niveau international, des nombreuses atteintes à la sécurité de l'eau. En préambule aux différents débats de cette semaine africaine de l'eau, l'Objectif du Millénaire pour le Développement a été rappelé avec force. A l'horizon 2015, le nombre d'habitants de la planète n'ayant pas accès à l'eau potable doit être réduit de moitié… Et le président de la Banque Africaine de Développement a souligné que 4% des ressources en eau étaient exploitées en Afrique contre 70 à 90% dans les pays développés, en précisant que 340 millions d'africains n'avaient pas accès à l'eau potable. Le défi des Nations Unies est ici, sur le continent africain, plus que crucial. L’eau en Afrique : des faits et des chiffres L’actualité de l’eau en Afrique philippe, pour la Rédaction. |