
Le salon de l'Environnement et des métiers durables qui s'est déroulé du 17 au 19 juin dernier au musé de l'Homme à Paris est une occasion pour des entreprises qui innovent dans le domaine de l'écologie de présenter leurs produits à d'autres sociétés. Pour cette 2ème édition même si l'affluence était moins importante, le nombre d'exposants estimés à près d'une centaine a évolué. On pouvait voir ici un visiteur se renseigner sur les modes de construction alternatifs, là-bas un autre conclure l'achat d'un lot d'accessoires (créons, stylos, clés USB) respectueux de l'environnement. Des produits qui cependant ne son pas très visibles sur le marché. Marcel Roquette est un de ses visiteurs que nous avons rencontré. Pour lui, si les écoproduits ne sont pas compétitifs, c'est parce qu'il y a dans cet intérêt des entreprises pour l'écologie bien plus de communication que d'actions réelles sur le terrain. « Je trouve que malheureusement même si je me réjouis qu'on parle beaucoup de développement durable à l'heure actuelle, beaucoup d'entreprises font du green-washing, parlent beaucoup et n'agissent pas énormément. », affirme t-il.
Une vision que ne partage pas tout à fait Frank Lefilastre un des exposants du salon. Pour lui, les produits soucieux de l'environnement souffrent plutôt d'un problème de coût. Comme il nous l'a si bien expliqué, le marché est encore embryonnaire. « On est encore au début et je pense que d'ici quelques temps, on trouvera tout un panel et un choix de produits encore plus large qui seront diffusés de manière plus importante dans les entreprises. Certains hésitent encore à franchir le pas pour des raisons d'habitude et de coût, notamment au niveau du textile où il y a encore une différence de coût entre les tissus à base de coton bio équitable et les produits issus du coton classique» déclare t-il.
Mais il y a malgré tout des raisons d'espérer à en croire Arthur Cornel commissaire du salon. « C'est clair et nette, il suffit de voir le discours d'Obama lors de son investiture le faite que , le président Sarkozy en parle, il est porté par les politiques. Les médiats en parlent, les politiques l'accaparent et les PME en bénéficient. C'est un cercle vertueux », conclut-il. Un cercle vertueux qui en cette période de crise conduit de nombreux entrepreneurs à se dire qu'on ne sortira du rouge que par le vert.
SEMD salon de l'environnement et des métiers durables
Gildas Ngare, pour la Rédaction.