Les vrais enjeux du sommet du G 20 sur la question climatique. Alors que la Fondation Nicolas Hulot et 11 ONG de solidarité internationale viennent de lançer sur le net une
pétition universelle pour qu'un accord puisse être trouvé par les grands de ce monde et faire face au dérèglement du climat qui s'accélère,, l'inquiétude des spécialistes grandit aux vues des analyses scientifiques sur les émissions de gaz à effet de serre qui n'en finissent plus de réchauffer la planète. La semaine aura été marquée par les réunions de
New York et de
Pittsburg où devaient avoir lieu les négociations, (car c'est bien de cela dont il s'agit), pour tenter de trouver un après Kyoto, un accord pour réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre en vue de la réunion danoise.
En effet, avant la
Conférence de Copenhague, qui se tiendra du
7 au 18 décembre 2009, et rassemblera les
191 pays ayant ratifié la
Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique, le compte à rebours a commencé.
L'objectif reste le même, faire
avec les pays émergents pour avoir une chance de contenir l'augmentation des températures en deçà de 2°C et éviter l'emballement climatique... Un rappel, les pays industrialisés, dont la France, devront s'engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% d'ici à 2020 par rapport à 1990 et permettre aux pays en développement de s'adapter aux conséquences inévitables du changement climatique. Mais le pari est loin d'être gagné. Beaucoup manquent à l'appel...Un document de 200 pages a bel et bien circulé aux Etats-Unis dans l'hémicycle onusien cette semaine, mais les éléments cruciaux mis en avant ne font pas l'unanimité. Comment voulez vous que des pays comme l'Inde ou la Chine qui connaissent des taux de croissance supérieurs à 7 pour cent par an, aient envie sans compensation, de s'aligner sur une baisse de leur production de CO2 par exemple. Côté européen il semblerait que nous soyons sur la bonne voie avec un consensus entre chefs d'Etats pour au moins encadrer les bonus et s'attaquer à la question de la régulation du système financier. Jeudi soir, le G20 se dirigeait aussi vers un encadrement des règles de fixation des bonus des traders. En gros, il n'y aurait plus de plafonnement individuel des rémunérations, mais la reprise de principes édictés par le Conseil de stabilité financière, institution chargée d'assurer la supervision financière mondiale. C'est déjà çà…
Les dirigeants de l'Union s'inquiètent purement et simplement de la lenteur avec laquelle les négociations ont lieu, la question restant de savoir ce que fera Obama ? Manifestement le Président américain serait pour la mise en place d'un système assez souple reposant sur le droit public international, quand l'Europe défend la ligne d'un accord international contraignant. Comme le confiait La Croix cette semaine, «
il y a fort à parier que l'essentiel sera sans aucun doute dans les multiples réunions bilatérales informelles entre Chefs d'Etat ». Des rendez vous auraient été pris de longue date à l'Elysée, notamment avec les russes et les chinois.
SOURCES : FONDATION Nicolas Hulot
La Croix, 22/09/09
Le Monde.fr
Fabrice HUBERT, pour la Rédaction.