
Dans un magazine qui traînait chez le dentiste, j'ai lu un titre qui, d'abord m'a fait bondir, ensuite m'a fait réfléchir.
Il aurait peut-être fallu que je commence par la réflexion mais, que voulez-vous, à 64 ans, on ne change plus aussi facilement ses vieilles habitudes.
Ceci étant dit, le titre était : «
Carla Bruni s'ennuie profondément ».
J'ai quand même été lire l'article, heureusement pas trop long, et j'ai appris que Carla Bruni avait déjà eu mille vies, que Nicolas Sarkozy avait épousé une rock star, qu'il voulait la transformer en une sorte de Lady Di, mais que ça n'avait pas pris.
Ces très intéressantes infos provenaient du journaliste Besma Lahouri, auteur du livre «
Carla, une vie secrète ».
Jusque là, il n'y avait pas de quoi bondir, me direz-vous.
Attendez, donc, la suite.
En effet, on apprenait aussi qu'au début de son mariage, la Première Dame de France s'amusait beaucoup dans son rôle, mais, qu'à présent, elle s'ennuie profondément.
Alors, j'ai cherché sur Internet l'adresse exacte du Palais de l'Elysée et comme je ne suis pas trop con, je l'ai trouvée et j'ai commencé à écrire une respectueuse lettre à Madame Sarkozy-Bruni en lui proposant, humblement, de meubler ses journées comme bénévole à Greenpeace, par exemple, voire de s'occuper des SDF qui survivent sur les bords de la Seine. Lâchement, je n'ai pas osé parler des Roms, car cela aurait fait mauvais genre, je suppose.
Puis, j'ai lu la fin de l'article : il existe une Fondation Carla Bruni et le journaliste d'expliquer que, je le cite, «
c'est une coquille vide qui fonctionne avec l'argent public et qui lui permet d'aller à New York et au Quatar ».
J'ai déchiré ma lettre et j'ai économisé un timbre à 1 euro.
Pierre Guelff.En savoir plus...
Pierre GUELFF, pour la Rédaction.