
La voiture électrique, vrai innovation ou utopie moderne ? Depuis le temps qu'on en parle, on ne la voie toujours pas. Un démarrage poussif qui s'explique certainement en partie par le prix qui reste au dessus de la moyenne: Malgré une aide de l'Etat fixée à 5000 euros, l'achat d'une voiture électrique devrait couter environ 35.000 euros. Un prix qui ne permet pas une vente de masse. Peugeot espère d'ailleurs en vendre 50.000 exemplaires, soit moins de 0,5% des voitures vendues chaque année en France. L'autonomie du véhicule d'à peine 150 kms sans utiliser ni les phares, ni les essuie-glaces, et encore moins le chauffage est également un défaut. Enfin, le bilan écologique reste un sujet de discussion. En conclusion, l'association Agir pour l'Environnement estime qu'en zone urbaine, seuls les transports en commun et les modes de déplacement doux sont à même de répondre aux contraintes écologiques actuelles.
Situé à Villeurbanne, dans la proche banlieue lyonnaise, le campus LyonTech veut devenir une référence mondiale en matière de technologies propres. Déjà entièrement végétalisé, le campus entend bien mettre le paquet sur la gestion de l'éclairage public, les transports doux, la réhabilitation des bâtiments et surtout la gestion durable de l'eau. Pour cela, il compte s'appuyer sur ses deux domaines d'excellence : la chimie et l'ingénierie. Dans le projet il est question que le campus devienne à la fois un sujet d'études, un lieu de tests et un site de sensibilisation.
Valérie Létard, Secrétaire d'Etat au développement durable a présenté un ouvrage intitulé : "Croissance verte : Zoom sur 50 métiers". Concret et accessible, cet ouvrage présente les métiers de la "croissance verte accessibles à tous niveaux de qualification, aux femmes comme aux hommes, avec des indications de salaires et des opportunités d'évolution. Un ouvrage qui illustre la diversité des carrières possibles et la variété des niveaux permettant de s'engager dans les métiers verts. 5000 exemplaires ont été fournis à Pôle Emploi, aux Centres de formation, aux chambres des métiers, aux centres d'information et de documentation et aux missions locales.
Le premier plan international destiné à préserver la biodiversité exceptionnelle du bassin méditerranéen a été lancé par l'Agence Française de Développement. Un plan qui s'étale sur cinq ans pour protéger les écosystèmes, notamment terrestres, dans les régions les plus importantes et les plus menacées en matière de biodiversité. Un vrai challenge quand on sait qu'aujourd'hui près de 500 millions d'êtres humains vivent autour du bassin méditerranéen qui accueille en plus 200 millions de touristes chaque année. Il est donc crucial de réduire les menaces qui pèsent sur une région qui n'a gardé que 5 % de son écosystème originel. La promotion immobilière et l'extraction de l'eau douce pour ne citer qu'eux ont déjà eut des répercussions très néfastes qu'il s'agit aujourdh'ui d'enrayer.
Le 24 septembre à Megève fut le lieu d'une prise de conscience générale sur la nécessité de mieux gérer la ressource en eau dans les Alpes. Le constat est partagé entre les gestionnaires, les experts et universitaires sur le changement climatique qui va perturber les régimes hydrauliques des grands fleuves qui prennent leurs sources dans les Alpes et ce à une échéance annoncée de quarante à cinquante ans. Les précipitations qui tombent aujourd'hui sous forme de neige tomberont sous forme de pluie, ce qui augmentera le risque d'inondations en aval, tandis que la disparition de la masse glaciaire engendrera une baisse conséquente des niveaux d'eau à la fin de l'été. Le niveau des barrages sera aussi affecté, entraînant une baisse de la production d'hydroélectricité évaluée à 15 % en moyenne. Les montagnards sont ainsi appelés à économiser l'eau et à trouver des moyens pour la stocker ou en tous cas ralentir son ruissellement vers les plaines". Une des propositions des rencontres est de développer une "hydrosolidarité", une fiscalité innovante qui permettrait d'instaurer une solidarité des plaines vers les montagnes et reconnaîtrait le rôle stratégique des politiques de gestion de la ressource en altitude.
Anne-Laurence MAZENQ, pour la Rédaction.