Rencontre avec les FREEGANS : ou comment être activiste en éthique, tout en faisant les poubelles… Leur nombre ne cesse d'augmenter à travers le monde, ils se mobilisent à travers des actions qui prennent de l'ampleur notamment grâce à Internet. Les Freegans, contacttion de Free , (qui veut dire libre en anglais), et de Vegans qui signifie végétaliens* , ces gens sont des particuliers ou des enseignes commerciales qui puisent dans nos déchets pour se nourrir ou en tout cas subvenir à certains de leurs besoins. |
Non pas qu'ils soient dans la misère, bien au contraire, (ce sont généralement des Bobos, des enseignants et autres journalistes), mais ils veulent simplement démontrer qu'il est possible au quotidien de minimiser l'impact nuisible de la société de consommation sur l'environnement en consommant ce qui a déjà été consommé, (appareils ménagers, nourriture saine, vêtements nettoyables...). Selon Adam Weissman , pionnier du mouvement, « la solution de la faim dans le monde pourrait se trouvait ne serait ce que dans les poubelles de New York. » Véritables « opportunivores » ou « gratuitvores », certains d'entre eux tentent de vivre simplement avec ce qui est gaspillé. Pour ce faire, les militants font les marchés, ils récupèrent les invendus et font de cette manière de vivre, un acte citoyen et politique dénonçant ainsi tout un système : le notre, la consommation de masse pour le plus grand profit. C'est le principe même de rentabilité tel qu'il existe encore de nos jours qui est ainsi remit en cause au profit d'un système plus éthique. Les membres de ces collectifs sont partisans d'une dénonciation des impacts sociaux et écologiques dans des domaines aussi variés que l'automobile, le logement en accès et loyer libre, (squatters qui remettent en état des locaux pour y séjourner), ou encore dans une démarche de jardiniers urbains, lorsqu'ils se dotent de parcelles de terrain abandonnées, pour y cultiver fruits et légumes destinés à leur consommation personnelle. |
Difficile à ce jour d'évaluer le nombre de Freegans à travers le monde, certains le sont sans doute sans le savoir. La Freeganomanie semble beaucoup plus relever de l'effet de mode que de l'alternative nécessaire aux changements de comportements. Toutefois, il est clair que même si la démarche peut encore paraître excessive, il existe dans les pays industrialisés de nombreuses chances d'inverser certaines tendances, en réutilisant des objets en bon état ou dont nous n'éprouvons plus le besoin. Pendant ce temps là, nous ne nous demanderons pas où va l'argent du recyclage de nos anciens biens, ni à qui profite le tri sélectif… Environnement et Economie, Fabrice Hubert pour Fréquence Terre. * NDLR : Les Freegans à la base évitaient la nourriture d'origine animale. Plus d'infos sur le web avec des mots clés tels que freecycle , freemarkets …
fabrice, pour la Rédaction. |