
Après avoir escaladé les nombreuses marches de l'escalier menant à l'édifice naguère fréquenté par les papes et les rois, il se présente un imposant mégalithe. Charlemagne s'est longuement penché sur cette « Pierre des Fièvres » qui guérissait les malades qui s'y couchaient la nuit du vendredi au samedi et s'en relevaient donc débarrassés de leurs maux.
Des centaines de milliers de gens, dont des maures d'Espagne, sont venus toucher ce morceau de basalte noir finement poli.
Cette pierre sacrée qui trône au sommet des marches qui mènent au sanctuaire proprement dit, est toujours fort prisée par les pèlerins et touristes.
Qui aurait pu lui deviner pareille destinée quand, en 510, la Vierge exigea d'une femme qui avait dormi sur ce basalte de mettre tout en œuvre pour faire construire une cathédrale sur le Mont Anis (appellation d'origine) où elles devisaient ?
Pour confirmer aux yeux incrédules la volonté de la Vierge, le ciel s'assombrit brusquement et la neige se mit à tomber en plein mois de juillet torride ! Mieux, un cerf vint tracer le plan de l'édifice sacré dans la poudre blanche avant de disparaître.
L'évêque Georges, d'abord sceptique, finit par consolider le tracé en y déposant des épines mortes. Le lendemain matin, elles avaient fleuri et de superbes roses venaient d'éclore.
Remarque non négligeable : la rose est le symbole alchimique de la purification finale de l'esprit.
Et, lorsque l'on regarde la façade de la cathédrale, on remarque que celle-ci est composée de trois zones : les trois arcades, les trois fenêtres et les trois pignons. Pas besoin de calculatrice, trois fois trois cela fait neuf. C'est le nombre de l'achèvement spirituel qui équivaut à la perfectibilité de la rose ! Il n'y a pas de hasard…
Pierre Guelff, auteur des deux tomes de « France Mystérieuse » aux Editions Jourdan.
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Pierre GUELFF, pour la Rédaction.