
Berlin, Copenhague, Barcelone, Rome, ou encore, Oslo, Londres ou Genève… Toutes
ces grandes métropoles européennes se sont lancées dans des plans d'actions en faveur du développement durable. Ces démarches s'inscrivent toutes dans le cadre des Agendas 21 qui engagent les collectivités à élaborer des solutions répondant au défi environnemental du XXIème siècle.
C'est ainsi qu'en 2000
Berlin s'est lancé dans l'aventure, en commençant par identifier les actions les plus urgentes à mener localement en faveur du développement durable.
De tables rondes en recommandations, la capitale allemande a défini son plan d'action autour de 10 axes majeurs. L'énergie et le climat, l'écologie urbaine ou les transports figurent évidemment au premier rang des domaines où il faut agir. Mais les berlinois ont aussi axés leur politique de développement durable autour de l'éducation, la cohésion sociale, l'égalité hommes-femmes ou encore l'avenir du travail…
Berlin a ainsi mis en place
un projet de « marketing biologique » où elle doit intensifier son soutien à l'agriculture biologique régionale et à la distribution des ses produits dans le réseau local… La ville doit aussi accroitre la part des produits biologiques dans toutes les structures publiques, des hôpitaux à la restauration scolaire par exemple.
Coté énergie, le Land de Berlin a choisi de favoriser l'utilisation du gaz naturel comme carburant. La région a aussi développé un partenariat avec une entreprise de production et de distribution d´énergie en vue de promouvoir les nouvelles technologies de production d´énergie, en particulier
le solaire qui rentrera de plus en plus dans les choix énergétiques des nouvelles constructions initiées par le gouvernement fédéral. A noter enfin que l'Agenda 21 berlinois est appelé à échanger et confronter ses initiatives avec les autres métropoles inscrites dans la même démarche. Une démarche pour l'instant majoritairement européenne puisque 80% des Agendas 21 se situent sur notre bon vieux continent.

Retour en France pour aller faire un tour dans le département de la Haute Vienne qui vient de lancer un plan « zéro pesticide » dans le cadre de son Agenda 21démarré l'an dernier.
Ce plan comprend la mise en place d'une action de sensibilisation sur les pesticides par le biais d'une charte à destination des communes du département, des particuliers et des agriculteurs. Le Conseil Général accompagnera financièrement les communes ou communautés de communes signataires de la Charte pour l'élaboration de leur plan de désherbage, ainsi que pour l'acquisition d'équipements permettant l'organisation de méthodes alternatives de désherbage. Des actions spécifiques à destination du grand public ou des agents territoriaux seront aussi mises en place en partenariat avec les associations locales et la Chambre d'agriculture.
Ce plan « zéro pesticide » n'est qu'un des volets de l'Agenda 21 de la Haute Vienne. Le département porte aussi son effort sur l'utilisation croissante de produits locaux bio dans les cantines des collèges, sur la mise en place de dispositif incitant à la récupération des eaux de pluie, ou sur le soutien au maintien des services de proximité nécessaires au bien être de la population. Enfin la Haute-Vienne lance, le 16 mars prochain, une plate forme de covoiturage, directement accessible sur le site du Conseil Général.
A noter enfin sur le calendrier des Agendas 21 le premier forum nord-européen sur les quartiers durables qui se tiendra à Dunkerque les 31 mars et 1er avril prochains. Ce forum visera à mettre en lumière la construction de ces éco-quartiers, notamment en France, où le retard en la matière reste grand face aux autres pays européens.
L’Agenda 21 berlinois (en allemand)
L’Agenda 21 de Haute-Vienne
1er Forum ord-européen sur les quartiers durables
Philippe BOURY, pour la Rédaction.