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Santé - Rougeole : une vaccination très controversée

SCIENCES ET NATURE
Chronique du 5-04-2011

Par Olivier FRIGOUT
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LA CHRONIQUE
Depuis plusieurs semaines, une campagne d'incitation à la vaccination contre la rougeole est menée en France. Une campagne qui, après le désastre de celle concernant le virus de la grippe l'année dernière, relance la polémique sur la vaccination de masse.

Partisans et détracteurs sont très actifs, et font référence à de nombreuses publications scientifiques, dont la validité est contestée par le camp adverse. Dans ces conditions, il est difficile de démêler le vrai du faux, à l'instar d'une étude publiée dans The Lancet le 29 avril 1995 qui concluait que le vaccin contre la rougeole pouvait générer des maladies auto-immunes comme la maladie de Crohn, ou encore une autre qui a fait polémique, toujours publiée dans The Lancet, et rétractée depuis par la revue, et qui associait en 1998 cette vaccination à l'augmentation des cas d'autisme dans la population.

L'objectif de la campagne est l'éradication complète du virus dans la population, un objectif qui ne peut être atteint qu'à partir d'une couverture vaccinale de 95% de la population, or, elle stagne en France autour de 87% chez les nourrissons de 24 mois.

Ce vaccin, qui est préparé à partir d'une souche de virus vivant atténué par passage sur des cellules embryonnaires de poulet, est associé dans sa formule remboursée en France, à 2 autres vaccins, celui contre les oreillons et celui contre la rubéole. Deux doses sont administrées, la première à l'âge d'un an, la seconde dans l'année qui suit.

Beaucoup considèrent que les bénéfices attendus ne sont pas à la hauteur des risques encourus. Les effets secondaires seraient sous-estimés et plus graves que ne le disent les pouvoirs publics.
Les risques liés à une rougeole sont essentiellement du aux infections opportunistes qui profitent de la dépression immunitaire que provoque le virus. Comme pour la grippe, on ne meurt pas d'une rougeole mais d'une complication infectieuse. Le problème est que le vaccin provoque lui aussi une dépression immunitaire, et peut donc, en théorie, induire des complications sérieuses. Vous vous en doutez, les chiffres des pro et anti vaccinations diffèrent.

En ce qui concerne les maladies auto-immunes, la corrélation entre l'augmentation de la prévalence de la maladie de Crohn et la vaccination de masse interrogent certains scientifiques, mais les études se contredisent…

La méthode de préparation des vaccins est aussi mise en cause. Comme pour le vaccin antipolyomyélitique, cultivé sur rein de singe de 1955 à 1963 et qui s'est révélé contaminé par un autre virus, le SV40, à l'origine de cancers, le vaccin contre la rougeole cultivé sur des cellules d'embryons de poulet est susceptible d'être infecté par un virus aviaire.

Autre argument avancé par les antivaccinations, celui concernant le rôle positif supposé des maladies infantiles sur la disparition de pathologies allergiques préexistantes comme l'asthme ou l'eczéma, et qui expliquerait pourquoi le déclin des maladies infantiles infectieuses semble corrélé à l'accroissement de la prévalence de l'asthme dans les populations bien vaccinées.

Alors, notamment lorsque l'on est parent, que faire ?

La réponse appartient à chacun. Mais il est vraisemblable qu'une vaccination avant 12 mois ne peut pas aboutir à une protection, car le nourrisson est à cet âge encore protégé par les anticorps de sa mère. C'est probablement la raison pour laquelle une double injection est aujourd'hui recommandée.

La vaccination de masse a pour conséquence de retarder l'âge moyen de contraction de la maladie, alors que le risque de complication augmente avec l'âge. Dans un tel environnement, ne pas vacciner un enfant, ce n'est plus prendre le risque qu'il fasse une rougeole dans ses premières années de vie, c'est risquer qu'il en fasse une plus tard.

Cet argument, en faveur de la vaccination, montre combien nos décisions de santé publique peuvent avoir des répercussions larges et inattendues, ce qui est plutôt un argument contre la vaccination.

Photo : FOTOLIA.COM - Syringe injecting child © ia_64

Sources : www.sante-solidarite.com
Sources : www.medecines-douces.com
Sources : www.invs.sante.fr

                Olivier FRIGOUT, pour la Rédaction.



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autisme et vaccination a écrit le 07-04-2011 : Le lancet a démontré dans un article qu'il n'y avait pas de lien avéré entre le vaccin ROR et l'autisme. Pour ceux qui désirent lire l'article du Lancet : http://autisme.info31.free.fr/?p=228 (...) Le mouvement antivaccination n’est pas de ceux qui se nourrissent de la recherche et des études(...) !!


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