L'Energy-Mix, le potentiel des océans en question… [gauche]Alors qu'une réelle reconnaissance du potentiel de l'éolien bat son plein en France, après il est vrai un démarrage difficile, la question de la puissance disponible des océans se profile déjà. Car il faut bien admettre que pour pallier à nos demandes en énergie dans les vingt ans qui viennent, aucune piste n'est à exclure. D'abord un constat.
Les deux tiers environ de la Planète bleue sont couverts par les mers et les océans, (d'où le nom de Planète Bleue). Il y a d'abord toute l'énergie solaire stockée naturellement chaque jour par les fonds marins, et qui pourrait être exploitée pour générer de l'électricité, et puis il y a les courants, et le vent qui fait naître les vagues, des vagues qui peuvent elles mêmes être utilisées pour générer de l'énergie. Pourtant, le potentiel combiné de ces systèmes de génération d'électricité pour les décennies à venir est encore largement inconnu.
Le procédé, c'est
l'éolienne marine.
Comme sur terre, les fermes d'éoliennes marines représentent déjà un enjeu
mondial quand il est question de ce que l'on nomme la puissance marémotrice. Et la France fût un des tous premiers pays à construire dés la fin des années 60, une centrale marémotrice commerciale, c'était dans l'estuaire de la
Rance. Un barrage de la Rance qui il est vrai reste limité en raison de l'impact sur l'environnement de sa structure, mais un site qui pourrait bien ne pas avoir dit son dernier mot.
Depuis, la technologie a bien évolué, les coûts ont été réduits et l'amortissement est devenu plus lisible. Il faut donc imaginer quel pourrait être l'avenir de ce type d'exploitation dans un pays comme la France, bordé du Nord au Sud par le littoral, (soit 5000 kilomètres environ).
L'Argentine, le Canada, l'Inde, la Russie, et même les Etats-Unis ont parié sur cette affaire d'éolienne marine.
Le procédé est simple, avoir recours à l'air comprimé pour alimenter les turbines, (au lieu de turbines hydrauliques classiques), utiliser des générateurs magnétohydrodynamiques pour convertir l'énergie du courant de marée en électricité, et mettre en place une barrière flexible afin de remplacer les barrages conventionnels
D'autres concepts visant à mieux collecter la puissance des vagues sont en cours de validation ou de développement.
Sur la question du thermique proprement dit, la technique actuelle utilise la différence de température entre les eaux tièdes de surface et les eaux froides de profondeur afin d'alimenter une machine thermique. Pour que le système soit efficace, il faut une différence de température minimum de 20°C, ce qui restreint l'utilisation de cette technologie dans les océans tropicaux. Mais il y a tout le reste…Ailleurs à l'étranger, ce sont nos voisins d'outre-Manche qui se sont fixé pour objectif de tirer 10 % de leur énergie de sources renouvelables d'ici à 2010 qui sont en avance. Des Britanniques dont des projets ont même déjà été vendus au Portugal par le biais de leur Pelamis, le serpent de mer récupérant l'énergie de la houle.
Environnement et Economie
Fabrice Hubert pour la rédaction Sources : Bretagne.com et Planète Urgence, (M.B)
Pour aller plus loin : - Le Guide des énergies alternatives en mer, (site en anglais)
- Club des Argonautes
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Fabrice HUBERT, pour la Rédaction.