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Installez un WC qui ne consomme pas d’eau - Publiée le 6-01-2007

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LA CHRONIQUE
Vous souhaitez réduire votre facture d'eau, agir de manière significative pour l'environnement ou aménager des WC sans faire les travaux nécessaires au raccordement de l'évacuation, c'est possible si vous avez un jardin !
La solution s'appelle toilette à litière biomaîtrisée.

La toilette à litière biomaîtrisée est un système de toilette sèche, sans eau, donc sans évacuation et sans odeur.

La toilette à litière biomaîtrisée est constituée d'un petit meuble dans lequel est placé un seau.
A côté de ce meuble, un récipient contient la litière composée de cellulose végétale.
La litière peut être composée de sciure ou de copeaux de bois (1 mètre cube permet une autonomie de 10 semaines pour une famille de 4 personnes) que vous pouvez trouver à bon prix dans une scierie ou de déchets de jardin broyés et séchés.
Le mélange de cette litière avec les excréments solides et liquides permet de bloquer les réactions enzymatiques génératrices des mauvaises odeurs.

Après chaque usage de vos toilettes, il suffit de jeter quelques poignées de litière, voire de l'humidifier si vous n'avez pas uriné.
En suivant ces préconisations et en utilisant un seau en inox ou en acier, la toilette à litière biomaîtrisée est garantie sans odeur.

Vous pouvez y jeter dans ces toilettes n'importe quel type de papier hygiénique.

Il suffit par la suite de vidanger régulièrement le seau (1 à 2 fois de semaine en fonction de sa contenance) en le vidant dans un bac à compost au fonds du jardin et en le recouvrant de déchets végétaux afin d'éviter la prolifération de drosophiles.
Après une période de repos, les micro-organismes font leur action et décomposent ce mélange permettant d'en réduire le volume et de le transformer en compost que vous pourrez utiliser pour amender votre terre.



L'inconvénient est clairement la vidange régulière du seau, mais ce n'est pas plus pénible que de sortir vos poubelles.

L'énorme avantage de ce système est de pouvoir s'installer partout : dans une cabane de jardin, dans des combles nouvellement aménagés sans système d'évacuation, dans la chambre d'une personne à mobilité réduite voire dans chaque chambre d'amis derrière un paravent.

Le second avantage est bien sûr économique : un coût d'investissement très réduit (environ 30 à 50 euros pour la construction de la toilette) et un coût d'usage quasiment nul.


Le concepteur du principe est Joseph Országh : joseph.orszagh@skynet.be
Pour en savoir plus : http://www.eautarcie.com
ou Econo-Ecolo

Eautarcie
Econo-Ecolo

                pascal, pour la Rédaction.


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Toutes vos réactions :

dumery a écrit : Bonjour, c'est tres interressant comme sujet, mais ce procedé existe depuis certainement plus lontemps que M. Joseph Orszagh... alors dire que c'est lui qui en est le concepteur, ca ma fait doucement rigoler... j'ai déja utilisé ce genre de WC dans un chalet au fin fond de la haute savoie, et ca faisait plus de 50 ans qu'il utilisé cette methode !! merci et bonne année

Econo-Ecolo a écrit : Voici le droit de réponse de l'intéressé : De toute évidence, votre interlocuteur confond la TLB avec les latrines de nos grands-parents. Le seul point commun entre les deux est le fait de ne pas utiliser de l'eau. Certaines variantes de ces latrines étaient encore en service il y a 50 ans, c'est sans doute celles-ci que votre correcpondant a utilisé. Je n'ai jamais prétendu d'avoir "inventé" la toilette sèche. Comme toute invention, celle de la TLB est aussi basée sur des réalisations précédentes. Au point de vue de forme, involontairement je me suis inspiré des anciennes chaises percées (photo jointe, présentant une toilette sèche du 17ème siècle) dans laquelle, il suffisait de placer un vase de nuit (photo jointe), de préférence en acier inoxydable (photo jointe). Ma contribution à la mise au point de la TLB consiste à montrer scientifiquement que les réactions enzymatiques produisant les mauvaises odeurs peuvent être bloquées par effet d'inhibition biologique par la cellulose et la lignine végétales. Notemment, la vitesse de l'hydrolyse de l'urée (composante majeur de l'urine) par l'enzyme uréase (présente dans les déjections) produisant de l'ammoniac (d'où l'odeur) est divisée par un facteur de mille en présence de cellulose. Pendant cette inhibition, les molécules de l'urée se greffent sur les chaînes moléculaires de la cellulose et démarre une série de réactions produisant in fine des substances protéïques, les acides humiques (acides aminés) qui est la base pour la formation de l'humus. J'ai donc découvert que la pédogenèse, la formation de l'humus du sol doit obligatoirement démarrer immédiatement après émission des déjections, dans la toilette. A défaut de ceci, l'azote organique de nos déjections se transforme, d'une manière irréversible, en ammoniac qui, à son tour s'oxyde en ions nitrites, puis nitrates. C'est ce qui se passait dans les latrines de nos grands-parents et c'est ce qui se passe dans les toilettes dite "scandinaves", grâce à la séparation de l'urine et des selles. C'est la raison scientifique pour laquelle, la séparation de l'urine et de la matière fécale est une erreur grave. Votre correspondant pourrait répondre qu'il n'a pas fallu attendre Joseph Országh pour découvrir que la litière mise sous les animaux de la ferme diminuait les odeurs et favorisait la formation de l'humus par le compostage du fumier d'étable. Ce phénomène était connu depuis longtemps, mais je crois être un des premier à avoir eu l'idée de transposer ce concept à une toilette. Dès lors, la TLB (toilette à litière biomaîtrisée) peut prendre place à l'intérieur de la maison, contrairement aux latrines traditionnelles qui devaient obligatoirement être à l'extérieur, de préférence loin de l'habitation à cause de leur odeur. La plupart des personnes qui entendent parler la première fois de la TLB, l'assimilent aussitôt à une latrine. Afin de comprendre réellement la nature de cette toilette, il faut déjà une certaine réflexion et surtout avoir eu l'occasion d'essayer au moin une fois avant de formuler un avis qu'on croit "autorisé".



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