L'homme est entièrement responsable du changement climatique… Même si, de l'avis des spécialistes, il demeure toujours quelques incertitudes liées à la complexité du système climatique au niveau mondial, toutes les études démontrent que c'est bel et bien l'activité humaine durant les dernières décades qui a provoqué le phénomène de réchauffement auquel nous sommes confrontés à ce jour.
Hausse des températures de l'air au sol et à la surface des océans, élévation de la moyenne du niveau des mers, fonte des glaciers et modifications de nombreux systèmes biologiques et physiques, le réchauffement climatique de la terre est
déjà une réalité.
L'existence de gaz à effet, nécessaire à la vie humaine sur terre, est amplifiée depuis trop longtemps par l'activité humaine, (automobile, industrie), ce qui se traduit par des concentrations atmosphériques de ces gaz incluant du
dioxyde de carbone, du
méthane, de l'ozone troposphérique ou du
protoxyde d'azote à des taux bien supérieurs à ce que nous connaissions avant l'ère industrielle. Et
c'est bien
l'augmentation des gaz à effet de serre qui provoque une élévation des températures. Pour avoir une idée et selon le Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) la moyenne globale des températures de surface continuera à augmenter sur terre, et se situera en 2100 dans une fourchette comprise entre 1.4 et 5.8 degrés centigrades au-dessus des niveaux de 1990,(contre 0,6 en moyenne durant le XX°siècle...).
Personne ne sait comment se fera l'acclimation de l'homme dans ce contexte.
La machine est lancée mais pour les experts, il reste possible de réduire les causes du réchauffement, et cela passe par des décisions politiques urgentes et radicales. Objectif, évaluer au mieux et selon ses moyens le rapport « coût efficacité » des actions les plus faciles à mettre en place rapidement afin de contribuer à une réduction même substantielle mais à long terme des émissions nettes de gaz à effet de serre.
Dans tous les cas, toutes actions entreprises aujourd'hui pour réduire significativement l'accumulation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère réduira l'ampleur et la rapidité de l'évolution du phénomène.
Et pourtant…Il faudra bien faire avec l'évolution des besoins et de la demande en énergie, et c'est là que le défi est majeur.
Compte tenu du développement économique des nations pendant les 25 prochaines années, on estime que la demande mondiale en énergie primaire sera accrue de près de 60%. Economiquement, les énergies fossiles, qui sont responsables de la majeure partie des émissions de dioxyde de carbone produites par les activités humaines, fournissent des ressources précieuses pour beaucoup de nations, (pétrole, gaz, charbon).
Les changements futurs du climat sont inévitables et les pays doivent s'y préparer, mais sans perdre de vue que plus le changement sera important et rapide, plus les effets défavorables domineront.
Quelles conséquences à terme ? Les phénomènes encore inhabituels il ya quelques années ont déjà commencé, (tempêtes, inondations, canicule), mais la hausse des températures devrait augmenter la fréquence et la gravité des événements météorologiques comme les vagues de chaleur et les grosses chutes de pluies. Quant à la
fonte des glaces et la dilatation de l'eau de mer, le niveau de la mer montera davantage, engendrant, et c'est déjà le cas des
déplacements de population. La solution est globale, d'autant que toutes les études démontrent que ce sont les pays en développement qui seront les premiers et les plus touchés par le phénomène
Fabrice HUBERT
Economie et Environnement source: dossiersdunet.com
Fabrice HUBERT, pour la Rédaction.