
A tous ceux qui veulent perdre des kilos durablement, cette chronique s'adresse à vous.
L'été pointe déjà son nez depuis longtemps. Canicule oblige, les femmes ressortent leur petite robe d'été. Les hommes, eux, espèrent en mettre plein la vue avec des tablettes de chocolat plutôt que de pâte à tartiner. Et justement, le problème des kilos est bien là. Dans notre alimentation déséquilibrée.
Commence alors le marronnier de l'été : la chasse aux kilos. Mais entre calories et carbone, il va falloir choisir la bonne balance. Celle qui permettra de perdre des kilos durablement, pour vous, mais aussi pour la planète.
Le buzz du moment, c'est le régime Dukan. Qui n'a pas, dans son entourage, un courageux ayant fondu à coups de fromage blanc 0%, de viande de grison, et de surimi. Une phase de protéine pure mise au point par le nutritionniste Dukan qui promet un résultat aussi magique que sans privation.
Sauf qu'une alimentation (presque) 100% carnée, c'est loin d'être écolo. L'exercice de mathématique est tout simple. On sait que le besoin journalier d'un adulte est de 2.000 calories. Sachant qu'un régime végétarien n'émet que 960kg de CO2 par an, et qu'un régime hyper-protéiné rejette quant-à-lui 3500kg de CO2 par an : combien de repas végétariens peut-on faire avant d'atteindre le bilan carbone du régime Dukan ? C'est simple, 3,6.
Reste qu'une histoire de pourcentage, ce n'est pas très parlant. Alors le cabinet d'études Bio Intelligence Service a estimé l'impact environnemental du régime Dukan pour le Magazine Terra Eco : les 5 millions de Français qui ont suivi la fameuse phase carnée ont émis pour mincir l'équivalent de 75000 allers-retours Paris-New York. Edifiant !
Pour ceux et celles qui veulent vraiment maigrir vite avec Dukan,tout en restant "nature", l'alternative bio peut s'avérer être un compromis. Et là,il y en a bien un qui perd du poids rapidement mais sûrement : c'est le porte-monnaie. Pour tenir pendant les 5 premiers jours d'attaque, le caddie de viande et de fromage blanc coûte environ 100euros en magasin bio, contre 60 en magasin traditionnel.
Finalement, est-ce que ce qui est dangereux pour la planète n'est pas dangereux pour la santé ? En reprenant une alimentation locale et équilibrée, tout en bannissant les modes de transformations dénaturants, on suit les conseils de bons nombres de nutritionnistes... écolos malgré eux. Pour perdre du poids, le mieux est encore de manger de tout, à petite dose. Un repas type doit contenir 50 à 60% de produits végétaux, 12 à 15% de produits d'origine animale, et 25 à 35% de matière grasse.
Le régime pour la planète passe donc par l'écoute de notre corps. Tout simplement.
Alice Muntz-Portal, pour la rédaction.
Crédit photo : veronatron/flickr Alice Muntz-Portal, pour la Rédaction.