L'actualité écologique commentée depuis Bruxelles, capitale de l'Europe. L'avenir de notre planète est réellement en jeu, mais tous les «
décideurs » en sont-ils vraiment conscients ou jouent-ils encore la politique de l'autruche par intérêt ?
Ainsi, à côté des principaux sujets débattus dans le cadre de la Conférence à Copenhague, à savoir le réchauffement climatique, la fonte des glaces, la dégradation de la qualité des eaux, les moyens de transports, les émissions de CO2, les nouveaux défis pour la santé, les déchets et la surconsommation, etc., il y a un aspect qui paraît moins médiatisé et qui, pourtant, reflète bien le péril qui menace notre planète, c'est celui de la fulgurante menace qui pèse sur de multiples chefs-d'œuvre faisant partie du patrimoine culturel.
«
Toutes les régions du monde sont menacées !», clame l'UNESCO.
Des pyramides égyptiennes et mayas, en passant par les cathédrales gothiques et autres lieux sacrés de l'art roman, jusqu'aux édifices aussi célèbres que la Tour de Londres, de sites archéologiques dans les montagnes de l'Altaï, au Pérou, le Colisée, le Parthénon, Notre-Dame de Paris et ailleurs, effectivement, l'impact des concentrations de CO2 ne se limite pas qu'aux êtres humains.
Climatologues, chimistes, géologues, géo-biologues, conservateurs, biologistes et autres spécialistes, tirent la sonnette d'alarme : «
Les œuvres d'art, les tableaux, les manuscrits anciens, les bâtiments souffrent autant, voire davantage que les êtres humains et les animaux. »
En cause : le réchauffement climatique et son lot de hausses de la température, de la modification effrayante des précipitations, des canicules, des inondations, de la hausse du niveau des mers…
Les spécialistes parlent, à présent, de thermoclastie, c'est-à-dire d'un processus lié à la succession de périodes chaudes et moins chaudes à répétition. Cela engendre une alternance de contractions et de dilatations de la pierre, d'où l'éclatement de celle-ci.
Le quotidien «
Le Soir » qui traite du sujet, prend même l'exemple des gargouilles de Notre-Dame de Paris en signalant de manière imagée qu'elles font la grimace.
A savoir, qu'outre les pluies (polluées) qui les lessivent, cette pollution les ronge et les noircit, alors que des champignons et autres mousses dévastatrices les menacent de destruction irréversible.
Conclusion du média : «
La mémoire de l'humanité est elle aussi affligée par les émissions de CO2. »
Puisse-t-on, également, s'en souvenir à Copenhague.
Pierre Guelff.En savoir plus...
Pierre GUELFF, pour la Rédaction.