Plusieurs études scientifiques publiées récemment ont mis en évidence un taux préoccupant de CO2 dans l'atmosphère, résultat d'émissions croissantes et de capacité d'absorption limité de la part des forets et des océans. En se basant sur la consommation d'énergie dans le monde, les scientifiques révèlent que les émissions de CO2 issues de l'utilisation des combustibles fossiles se sont nettement accélérées ces dernières années. Au total, 8 milliards de tonnes de carbone ont été émis dans l'atmosphère en 2005. Chaque personne en Australie et aux États-Unis émet maintenant plus de 5 tonnes de carbone par an, pour un peu moins de deux tonnes en France, et une tonne en Chine. |
Depuis le début de la révolution industrielle, les États-Unis et l'Europe totalisent plus de 50 % du total des émissions globales accumulées depuis plus de deux siècles. Le plus inquiétant c'est que cette augmentation des émissions de CO2 est plus alarmante que le pire scénario retenu par le groupe international d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), ce qui laisse entrevoir de graves conséquences pour le climat et ses impacts sur les écosystèmes. Produit par le semencier américain Monsanto, le Mon810 est un maïs génétiquement modifié capable de produire une toxine destinée à le protéger de la pyrale du maïs, papillon dévoreur de la plante. Il s'agit aujourd'hui de la seule variété d'OGM cultivée en France, variété dont l'innocuité est remise en cause par plusieurs études scientifiques. Le gouvernement allemand a décidé, il y a une dizaine de jours, de suspendre l'autorisation du maïs MON810 rejoignant ainsi l'Autriche, la Grèce, l'Italie, la Suisse, la Hongrie et la Pologne. Face à ces doutes la France demande de nouvelles analyses sur la toxicité du maïs transgénique. Christine Lagarde, ministre de l'Agriculture et Alain Juppé ministre d'État chargé de l'Écologie devraient saisir prochainement la Commission du génie biomoléculaire. Le ministre de l'écologie a même évoqué la possibilité de suspendre l'autorisation du MON810 même si la ministre de l'agriculture a, par la suite, désavoué ces propos. Le CNIID (Centre national d'information indépendante sur les déchets) a dénoncé une pollution de l'environnement aux dioxines et aux métaux lourds par une usine de retraitement des déchets dans les Yvelines. L'édition du 29 mai du quotidien « Le Parisien » révèle les résultats des prélèvements de sol qui montrent une concentration en dioxines plus de 12 fois supérieure à la limite la plus haute appliquée en Allemagne. En France, il n'existe pas de valeur réglementaire qui fixerait des seuils de dépollution des dioxines en fonction de l'usage du sol même si les prélèvements effectués par les associations montrent que des terres agricoles sont susceptibles d'être plus polluées que des sols de zones industrielles. De plus cette pollution est préoccupante pour la santé publique des populations résidant à proximité. |

Le CNIID « s'alarme donc de l'inaction des pouvoirs publics et réclame que des moyens humains et financiers adéquats soient enfin consacrés au contrôle des installations classées à risque pour l'environnement. » Pour Sébastien Lapeyre, chargé de mission « Incinération » au CNIID, « Au nom du principe de précaution, cela fait longtemps que l'administration aurait dû diligenter des analyses des sols ou des aliments, ou réaliser des prélèvements sanguins sur des personnes exposées à la pollution. Le travail des associations de citoyens, est bien souvent le seul recours face au mutisme de l'administration. Il est temps que cesse l'impunité des pollueurs et que les préfets remplissent leur mission de protection de la santé publique» Plus de 2.500 représentants gouvernementaux se réuniront à La Haye du 3 au 15 juin 2007, pour la 14e conférence de la Convention de Washington. Cet accord international a pour but d'assurer la réglementation du commerce international d'espèces de faune et de flore sauvages afin qu'il ne menace pas leur survie. Des propositions visant à permettre le commerce international d'ivoire d'éléphant constituent un des points les plus controversés. On estime que des milliers d'éléphants ont été tués ces quelques dernières années pour alimenter un marché illégal d'ivoire grandissant, et les experts craignent que ce nombre n'augmente si on autorise un quelconque commerce légal supplémentaire. Entre 2005 et 2006, plus de 26 tonnes d'ivoire illégal ont été saisies, ce qui représente au moins 2.500 éléphants. En outre, une centaine de gardiens de parc nationaux sont assassinés chaque année dans l'exercice de leurs fonctions, le dernier cas étant le décès de sept gardiens au Kenya et au Tchad en mai 2007.
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