
Si certains nient encore le fait que l'activité humaine est en partie responsable du réchauffement climatique et que l'utilisation des énergies fossiles met en péril l'équilibre naturel de la planète, il y a une chose que tout le monde sait, c'est que le charbon, le gaz et le pétrole ne sont pas inépuisables. A l'heure actuelle, il est difficile de savoir quels sont les stocks encore disponibles et durant combien d'années nous pourrons encore utiliser ces ressources. Mais le fait même de savoir qu'il faudra un jour fonctionner différemment, ne peut que favoriser l'essor des énergies renouvelables, seules capables d'assurer l'avenir à long terme, tout en se révélant moins polluantes.
Mais pour espérer obtenir des résultats probants, il convient avant tout de multiplier les types de ressources, seule solution pouvant permettre un jour de produire des quantités suffisamment grandes d'énergie. Dans cette optique, de plus en plus de pays se tournent vers la mer et les océans qui représentent un potentiel énorme et largement sous exploité. La France a d'ailleurs pris du retard en ce domaine, notamment par rapport à la Grande Bretagne, mais les choses semblent désormais évoluer dans le bons sens.
Dernièrement, à l'occasion des journées de la mer et de la journée mondiale des océans, le gouvernement français, par le biais du ministère de l'écologie, a d'ailleurs tenu à réaffirmer sa volonté de développer les énergies renouvelables marines. Il faut dire que la France, riche de milliers de kilomètres de côtes et d'un espace maritime très important possède une vraie richesse qu'il convient désormais d'exploiter.

Reste à savoir quelles sont le pistes qui vont être privilégiées, car les océans peuvent permettre de produire de l'énergie de différentes façons. L'énergie des vagues, celle des marées, l'hydroélectricité produite par l'énergie thermique des mers et, bien sûr, l'éolien off-shore sont autant de moyens de production et de pistes à explorer. A l'heure actuelle, ce sont les éoliennes implantées en pleine mer qui (photo ci-contre), sans jeu de mot, semblent avoir le vent en poupe, mais cette solution pose certains problèmes. A l'instar de ce qu'il se passe sur terre, de nombreux opposants font entendre leur voix, notamment pour dénoncer la pollution visuelle induite par ces projets.
Bien sûr, il est possible d'implanter ces champs éoliens loin des côtes, mais cela augmente forcément le coût de production de l'électricité qu'il faut ensuite ramener à terre. Ce sont ainsi les hydroliennes (photo ci-dessus), sortent d'éoliennes inversées et utilisant la force des courants marins, qui pourraient devenir la solution de l'avenir. La première hydrolienne sous-marine française a été installée en 2008 et cette technologie prometteuse attire désormais de nombreux grands groupes industriels. En tout cas, il faut espérer que la France ne rate pas ce virage décisif dans le développement des énergies renouvelables.
Vincent Armillon, pour la Rédaction.