
Des dessins énigmatiques de la tour dite du «
Prisonnier » au château de Gisors indiqueraient le chemin à suivre pour atteindre une crypte mystérieuse…
Et c'est dans les environs immédiats de cette tour qu'un certain Roger Lhomoy, gardien du château, entra dans l'histoire et dans la polémique…
Très rapidement, il repéra un puits comblé. A l'insu de ses employeurs et des visiteurs, il entreprit des fouilles gigantesques. Celles-ci s'étirèrent sur une quinzaine d'années et se déroulèrent le plus souvent la nuit.
A l'aide d'une barre à mine, d'une pioche et d'un seau, il remua des tonnes et des tonnes de pierre. Un effondrement lui brisa même une jambe mais, après guérison et toujours dans le secret le plus absolu, il se remit au travail et creusa une deuxième galerie afin d'éviter tout nouvel accident.
Ainsi, au bout d'un nouveau tunnel de vingt mètres de long creusé sous le donjon, Roger Lhomoy déboucha sur une salle superbe et étonnante. Il en dit ceci :
«
Après avoir creusé durant quinze années, je suis arrivé dans une chapelle romane longue de trente mètres, large de neuf et haute de près de cinq mètres. J'y ai vu des statues du Christ et des douze apôtres.
Le long des murs, posés sur le sol, j'ai compté dix-neuf sarcophages de pierre de deux mètres de long et de soixante centimètres de large.
Dans la nef de cette chapelle romane souterraine, j'ai aussi compté trente coffres de métal rangés par colonnes de dix. Ces coffres contiennent de l'or, des diamants précieux et bien d'autres choses… »
Le gardien du château fort de Gisors avait-il enfin trouvé le Trésor des Templiers tant recherché à travers le monde ? Ou, du moins, une partie de celui-ci ? Congédié et humilié par ses employeurs, Roger Lhomoy termina sa vie comme valet de ferme chez un… historien !
Le hasard ( ?) faisant parfois bien les choses, ce dernier écouta attentivement le récit détaillé de son employé. Cet historien, Gérard de Sède, prit en considération les explications de l'ancien gardien et démontra avec son aide que les Templiers furent effectivement présents à Gisors, qu'il existait bien une chapelle romane souterraine et un véritable réseau de passages secrets entre le château et le centre de la cité.
Face à ces «
preuves » étayées avec une certaine justesse, des fouilles «
officielles » furent entreprises sur le site. Mais, paraît-il, ces fouilles furent incroyablement et probablement menées à côté de l'endroit désigné par l'ancien gardien du château fort !
Pierre Guelff, auteur des deux ouvrages « France Mystérieuse, Insolite et Sacrée » parus aux Editions Jourdan en collaboration avec les PUF et UD-Flammarion.
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Pierre GUELFF, pour la Rédaction.