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Faut-il limiter le tourisme en Antarctique?

VOYAGER AUTREMENT
Chronique du 7-11-2011

Par Grégory LESCA
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LA CHRONIQUE
Le tourisme a-t-il des conséquences néfastes sur l'Antarctique?
La question peut faire sourire tant les chiffres de fréquentation paraissent dérisoires comparés aux destinations phares. Selon l'association internationale des tour opérateur en Antarctique (l'IAATO) qui regroupe une centaine de voyagistes dans le monde, 33.000 touristes ont arpenté la banquise, l'an dernier.
Et c'est Michel Rocard qui a poussé un [cri d'alerte>http://www.sciencesetavenir.fr/depeche/nature-environnement/20110622.AFP4955/rocard-s-inquiete-de-l-augmentation-vertigineuse-du-tourisme-en-antarctique.html]. L'ambassadeur français chargé des négociations sur les pôles redoute un afflux de touristes dans les années à venir et du même coup une hausse de la pollution.
Une inquiétude que balaie l'IAATO. Selon son président, Steve Wellmeier, le tourisme ne génère aucune pollution en Antarctique, d'ailleurs la fréquentation touristique est en baisse. En revanche...

Pour nous, la plus grande menace pour l'Antarctique à l'heure actuelle... ce n'est pas le tourisme mais plutôt les changements climatiques et la manière dont ces changements affectent l'environnement en Antarctique.
Et tout cela est dû au réchauffement climatique dont les effets sont bien plus visibles ici qu'en tout autre point de la planète.
Nous avons donc la responsabilité d'informer nos visiteurs pour qu'ils comprennent ces enjeux et que quand ils retournent chez eux ils parlent de ces problématique de manière intelligente.


Le tourisme en Antarctique n'est pas un tourisme de masse, loin de là. Les voyageurs viennent avant tout pour le caractère exceptionnel du périple mais aussi pour admirer la faune locale: otaries, manchots royaux et autres baleines...
Le Traité de l'Antarctique et le protocole de Madrid ont posé les bases de ce qui était permis ou non sur le continent, mais l'IAATO impose aussi des règles strictes à ses membres.
Les navires ne doivent pas utiliser de fuel lourd, les groupes qui débarquent sur la banquise ne doivent pas excéder 100 personnes, les voyageurs ne doivent laisser aucune trace de leur passage...
Une règle reprise à la lettre par Le Ponant, l'une des seules compagnies françaises à proposer ce type de séjour.
Isabelle Vareille est directrice du développement.


Les règles de biosécurité sont d'ailleurs extrêmement rigoureuses. Les vêtements sont soigneusement inspectés et nettoyés pour ne pas transmettre de germes, ou de poussières.
Et à bord une équipe de scientifiques supervise la croisière


De l'avis des tours opérateurs, le tourisme n'est pas une menace pour l'Antarctique mais il ne doit pas se développer outre mesure.
Les prix de ces séjours sont un bon garde fou en la matière. Comptez autour de 6000 euros par personne pour un voyage de 15 jours en bateau au départ d'Ushuia en Argentine.

                Grégory LESCA, pour la Rédaction.



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kombu breton a écrit le 07-11-2011 : - L'Himalaya ou il n'y a que des chercheurs et ou trône les déchets de la civilisation. - Les Océans le fond est jonché de déchets - Le sahara reste quelques déchets nucléaire - Amazonie = Soja Laissez tranquille ce dernier coin de paradis pour les manchots, otaries et baleines comme vous dites, et je ne parle pas des peuplades. On a gonflé le prix pour freiner l'homme pour aller sur la lune, et pourtant il y en a qui y vont. Je me souviens avoir vu un film présenté un soir de réunion à Nature et Culture ou l'on montré un défilé d'auto-chenilles en Terre Adélie, et encore pour protéger, mais là c'était pour des chercheurs. Alors laissez l'Antartique aux chercheurs, déjà eux ont tendance à salir, et les touristes sur des terrains déjà dégradés.


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