
En mars prochain, pas moins de quatre millions de boîtes de tablettes d'iode vont être distribuées aux populations qui avoisinent, parfois dans un rayon de vingt kilomètres, les centrales nucléaires de Chooz (France), de Borseele (Pays-Bas), de Tihange, de Mol (Belgique), etc.
Ces comprimés servent en cas d'accident nucléaire et permettent de saturer en iode la glande thyroïde et, ainsi, éviter qu'elle n'absorbe l'iode radioactif.
«
Il était temps ! », clament de nombreux citoyens, alors que la date de péremption des précédentes tablettes est dépassée depuis huit ans.
«
Ce n'est rien, les comprimés restent parfaitement valables même pour des situations d'urgence », rétorquent les autorités sanitaires.
Deux constats face à cette information :
1. A quoi sert donc une date de péremption si c'est pour dire que le médicament est encore «
parfaitement valable » après huit années d'expiration ? Ne s'agit-il pas d'une énorme faute, voire d'une attitude quasi criminelle ? Avec cet exemple, des citoyens ne tiendront peut-être plus compte de cette indication avec d'autres médicaments. Des vies sont donc en danger.
2. Le fait de distribuer cet iode «
nucléaire » par millions de boîtes est une autre preuve : celle du danger majeur que reconnaissent implicitement les électriciens et les autorités sanitaires.
Il reste à espérer que l'iode nucléaire, périmé ou non, ne soit jamais à notre menu.
Pierre Guelff. En savoir plus...
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Pierre GUELFF, pour la Rédaction.