D'un poids de 8 tonnes et d'une longueur de 10 mètres, ce satellite dispose de 10 instruments de mesure lui permettant de prendre le pouls de la planète, à 800 kilomètres d'altitude. Et rien ne lui échappe.
Ce sont chaque jour
250 gigabits de données que le satellite expédie au sol, couvrant le large spectre des pollutions dues à l'activité humaine, et plus généralement l'évolution des constituants atmosphériques incriminés dans les changements climatiques en court comme leurs conséquences.
Ainsi,
en cinq ans d'activités, Envisat a permis d'établir que
les pollutions industrielles s'étaient stabilisées en Europe et aux Etats-Unis, alors que dans le même temps,
elles s'étaient fortement accrues en Chine, pays qui connaît une croissance économique fulgurante.
La carte des émissions industrielles permet ainsi de visualiser l'impact des changements économiques sur l'environnement.
Méthane et dioxyde de carbone n'échappent pas non plus à l'œil d'Envisat, dont les mesures ont permis de mieux comprendre et modéliser le phénomène en cours.
Les nappes de pétrole déversées par le Prestige au large des côtes de Galice après son naufrage. Image obtenue grâce à l'instrument Asar à bord d'Envisat - crédits : ESA.
Autre observation majeure :
l'évolution de la calotte glaciaire du Groenland. Equipé d'un radar altimètre, Envisat est capable de mesurer la moindre perte d'épaisseur de la glace polaire, même de nuit et malgré un ciel nuageux. Ces mesures ont permis d'établir que
les glaces Groenlandaises fondaient deux fois plus vite qu'il y a seulement 10 ans. Selon la même technique, les techniciens de l'Agence spatiale Européenne ont pu établir que
le niveau des mers s'élevait de 3 millimètres par an, et que
les océans se réchauffaient globalement.