Le fuel synthétique, produit à base de charbon, de gaz naturel, de schiste ou encore de fermentation de grains, pourrait apporter une solution mais à un coût pour le moment prohibitif.
L'hydrogène reste, pour le moment, la seule solution d'avenir répondant aux exigences qu'imposent à la fois les contraintes techniques, les contraintes économiques et les contraintes environnementales. Bien plus léger que le kérosène, il prend toutefois trois fois plus de volume que ce dernier. Mais le développement de ce type d'aéroplanes représente des budgets colossaux, qui ont d'ailleurs conduit le projet européen "Cryoplane 2002", dirigé par Airbus, aux oubliettes. Les récentes difficultés financières d'Airbus n'ont certainement pas contribué à inciter les deux grands constructeurs mondiaux à se lancer dans de tels investissements.
Pourtant, leur avenir à moyen et peut-être court terme et celui des compagnies aériennes pourraient bien dépendre de ces choix stratégiques. A moins qu'il ne soit en fait dans la disparition pure et simple des vols moyens courriers, les longs courriers restant alors les seuls vols rentabilisables. Le ferroviaire et le transport maritime sont peut-être, finalement, l'avenir de l'aviation civile .
Le Concorde, emblème du transport civil supersonique, mais aussi gouffre de kérosène.